cours de français
Didier Placide
06 36 81 33 / 09 27 44 10
DISPOSITIONS PRELIMINAIRES DEVANT UN SUJET PROPOSE EN FRANCAIS AU BAC
INTRODUCTION
C'est l'examen, la peur d'échouer nous hante ; nous sommes stressés, et devant notre sujet, nous oublions brusquement ce que nous avons appris durant la préparation de l'examen. Des nuits blanches, des prières dites, les efforts fournis...nous constatons que tous ceci étaient vains parce que nous avons oublié ce que nous avons étudié ou appris; parce que nous ne savons pas comment débuter notre sujet de français ; parce que nous ne savons pas les dispositions à tenir devant un sujet proposé en français.
Vous vous demandé ceci :"que faire devant un sujet proposé en français ?","quelles sont les dispositions à prendre ?", etc.
Les questions que vous vous posez auront leurs réponses, mais acceptiez que je vous partage mon expérience.
• I. GARDER SON SANG FROID
Nous sommes les seuls responsables de notre peur car nous voyons l'examen comme une chose extraordinaire or l'examen n'est rien d'autre qu'un devoir final de classe. Nous devons tuer la bête de l'examen en nous et prendre les dispositions comme si nous allons faire un devoir de français de classe. Lorsque j'étais en classe de terminale, jamais l'idée d'examen ne m'a frôlé l'esprit. Je me disais toujours et à tous ceux qui me rappelaient que j'étais en classe d'examen que j'allais faire un devoir et non passer un examen, et puis je suis en classe de terminale et non en classe d'examen. Ça vous semble absurde mais ce fut une manière pour moi de tuer la bête de l'examen. Depuis lors, j'ai appris que tuer la peur en soi, c'est se faire totalement confiance, avoir des pensées positives. Devant un sujet quelconque, on nous recommande de garder son sang froid. Lorsqu'on se sait une personne stressée, on ne doit pas se paniquer ; on doit garder son sang froid. Pour y arriver, il faut d'abord que vous vous débarrassiez l'idée que vous passiez un examen. L'idée d'examen nous harcèle et nous hante. Ne le laissez pas être maître de vous. Il y a aussi l'idée de mal faire l'exercice. Ceci survient lorsqu'on doute de sa propre compétence. Sachez que l'échec est une chose qui peut y arriver ; cependant, Alain, philosophe français, ne disait-il pas que « savoir, c'est savoir qu'on sait » et Boileau, un autre penseur d'ajouter en disant « ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ».
Devant un sujet de français si on se met en tête qu'on ne peut pas le traiter parce que c'est difficile, alors bonjour l'hors sujet. Ne vous laissez pas gagner par le doute de l'échec.
II- LECTURE ATTENTIVE DU SUJET
Nous sommes devant notre copie de devoir et d'épreuve. Seuls, loin des bruits de devoir de classe, mais un devoir, devant notre feuille, et entourés souvent de personnes inconnues. La meilleure des choses, c'est ignorer cette ambiance et se créer l'ambiance de sa classe habituelle. Maintenant qu'on s'est crée sa classe l'ambiance de sa classe habituelle, on se concentre sur la feuille des épreuves. Il est donc recommandé qu'on lise tous les sujets proposés sur la feuille des épreuves - car souvent les différents sujets proposés entretiennent ou ont à peu près le même thème- afin de faire son choix. Lorsque le choix est fait, on passe à une lecture répétitive et attentive du sujet choisi afin de bien appréhender son sujet. Lorsque le sujet est impénétrable et qu'à tout prix on veut le traiter, on procède alors au repérage des mots clés du texte pour en faire un champ lexical. Un champ lexical correspond à un thème ou à « de quoi parle le texte ? ». Le repérage des mots se fait au crayon et ces mots sont reportés sur la feuille de brouillon en vue d'être définir ou expliquer contextuellement. Une relecture est demandée afin de mesurer la densité de notre compréhension du texte. Lorsqu'on est sûr d'avoir compris le sujet, toujours au brouillon, on note tout ce qui nous vient en tête concernant le thème du sujet en vue de faire un tri. Le tri permettra de peser la solidité des arguments ou des contre arguments. Lorsqu'on a fini le tri, on se propose un plan détaillé toujours au brouillon. Le plan détaillé sera notre guide pour la rédaction de notre sujet. Après la rédaction du sujet, on se propose une lecture attentive de notre copie avant de la rendre au surveillant.
CONCLUSION
Il faut noter que chacun de nous a sa propre disposition préliminaire qu'i adopte lorsqu'il est devant un quelconque sujet. Cependant, les meilleures dispositions qu'on recommande à toutes personnes sont :
Pour la préparation, le Collectif des Etudiants de Lettres Modernes de l'Université de Cocody (CELMUC) vous propose ce document intitulé « Cours de rédaction en français ». Ce document, vous, est une explication de cours sur la méthodologie rédactionnelle des épreuves présentées au BAC en français. Pour cette présente édition, vue et corrigée, nous pensons répondre à votre attente.
Leçon I : QUESTIONS - RESUME - PRODUCTION ECRITE
•I- LA PRESENTATION DU SUJET
Il s'agit d'un texte argumentatif suivi d'une série de questions. Ces questions constituent les différentes étapes du sujet. Ce sont les questions, le résumé et la production écrite. D'où son appellation QUESTIONS-RESUME-PRODUCTION ECRITE.
Les questions, souvent au nombre de cinq, portent sur la notion de grammaire, de vocabulaire ou de compréhension du texte. Les réponses à ces questions ne se font pas à la volée ; on prend soin de bien comprendre la question avant de répondre.
Le résumé est de dire en quelques mots ce que dit le texte support. C'est aussi la réunion des idées essentielles du texte support. La production écrite est un exercice de réflexion et elle est à cheval entre le commentaire composé et la dissertation. Cet exercice de réflexion consiste à réfuter, à étayer ou souvent à discuter un problème dégagé d'une partie de l'argumentation du texte support ou une citation extraite du texte support.
•II- LES DIFFERNTES ETAPES POUR FAIRE UN BON RESUME
Il s'agit ici de la démarche à suivre et de la sélection des idées essentielles. D'abord, rappelons que le résumé est de dire en quelques mots ce que dit le texte support ou est la réunion des idées essentielles du texte support. Maintenant, sachons que pour faire un bon résumé, nous devons tenir compte du thème, de la ou les thèse(s) et de la visée argumentative (l'intention de lecteur).
•1- La démarche à suivre (au brouillon)
Cette démarche est basée sur trois éléments : la lecture, le bilan de la lecture et l'identification de la structure du texte.
•2- La sélection des idées essentielles
L'enseignement traditionnel veut qu'on identifie la situation d'argumentation (repérage du thème, repérage de la ou les thèse(s) de l'auteur) ; qu'on mette en évidence la structure du texte (repérage des connecteurs logiques, des différents paragraphes) ; qu'on fasse ressortir la visée argumentative de l'auteur, qu'ensuite on fasse la sélection des idées essentielles (faire un enchaînement logique entre les idées essentielles, et de la reformulation de ces idées là). Ceci n'est pas à rejeter du revers de la main, au contraire c'est la base d'un bon résumé. Cependant, nous vous proposons d'autres méthodes :
•a- La première méthode
•b- La seconde méthode
NB : Le résumé proprement dit est la réunion par des connecteurs logiques ce que disent les paragraphes, et il se fait en un bloc. Le résumé ne consiste pas à reprendre systématiquement la formule ou les mots du texte, mais il consiste à chercher des équivalences.
•III- L'APPREHENSION DE LA PRODUCTION ECRITE
Rappelons que la production écrite est un exercice de réflexion, et le sujet est tiré du texte à résumer. Sa rédaction nécessite une introduction, un développement et une conclusion.
•1- L'introduction
L'introduction de la production écrite n'est pas l'introduction du commentaire composé ni de la dissertation littéraire. Quelque soit la portée du sujet, l'introduction présente les circonstances de l'argumentation (nom de l'auteur, le titre de l'œuvre duquel est extrait le texte support), rappelle la thèse à étayer ou à réfuter ou à discuter (annoncer l'information) et annonce le plan du développement (dire ce qu'on va faire dans le développement). Cette introduction se fait en un bloc et en quelques lignes seulement.
•2- Le développement
Le développement de la production écrite est constitué de deux grandes étapes. Dans la première étape, on élucide ou on analyse de façon concrète la thèse (l'information) à étayer, à réfuter ou à discuter de sorte que la portée soit bien appréhendée par le lecteur correcteur. C'est une sorte de commentaire composé car on commente la rhétorique et l'argumentation de l'auteur en en montrant la validité ou les limites.
Dans la seconde étape, on demande tout simplement de répondre à la consigne du sujet qui est étayer ou réfute, et le plus souvent discuter. Cette seconde étape est la dissertation de la production écrite. C'est pourquoi on dit qu'elle est à cheval entre commentaire et dissertation.
Ces deux étapes constituent les deux paragraphes du développement.
•3- La conclusion
Dans la conclusion, on demande de faire le bilan de ce qu'on a dit dans le développement et d'élargir le sujet (l'ouverture).
•IV- QUELQUES CONSEILS
•V- EXERCICE D'APPLICATION
Texte :
Enseigner est, en effet, encore plus difficile qu'apprendre. On le sait bien, mais on y réfléchit rarement. Pourquoi enseigner est-il plus difficile qu'apprendre ? Ce n'est pas que celui qui enseigne doit posséder une plus grande somme de connaissance et les avoir toujours disponibles.
Enseigner est plus difficile qu'apprendre, parce qu'enseigner veut dire « faire apprendre ». Celui qui véritablement enseigne ne fait même rien apprendre d'autre qu'apprendre. C'est pourquoi aussi son action éveille souvent l'impression qu'auprès de lui on n'apprend à proprement parler, rien. C'est que l'on entend alors inconsidérément par « apprendre » la seule acquisition des connaissances utilisables. Celui qui enseigne ne dépasse les apprentis qu'en ceci, qu'il doit apprendre encore beaucoup plus qu'eux, puisqu'il doit apprendre à « faire apprendre ». Celui qui enseigne doit être capable d'être plus docile que l'apprenti. Celui qui enseigne est beaucoup moins sûr de son affaire que ceux qui apprennent de la leur.
C'est pourquoi dans la relation de celui qui enseigne à ceux qui apprennent, quand c'est une relation vraie, l'autorité du « multiscient » ni l'influence autoritaire de celui qui a une charge n'entrent jamais en jeu. C'est pourquoi encore cela demeure une grande chose d'être un enseigneur- et c'est tout autre chose que d'être un professeur célèbre.
Martin HEIDEGGER , Qu'appelle-t-on penser ? p.89
Résumé ce texte au ¼ de son volume initial. Une marge de - 10% ou de + 10% est tolérée.
« Celui qui enseigne est beaucoup moins sûr de son affaire que ceux qui apprennent de la leur. »
Etayez cette opinion de l'auteur.
Leçon II : DISSERTATION LITTERAIRE
•I- QU'EST-CE QUE LA DISSERTATION LITTERAIRE
Le sujet de la dissertation littéraire est un sujet d'argumentation. C'est-à-dire apporter des arguments (ou argumenter) à (un) problème posé. La dissertation littéraire est un exercice de connaissances littéraires acquises durant notre cursus scolaire. Elle aborde les sujets concernant les différents genres de la littérature (roman, poésie, théâtre, conte, fable, nouvelle...), les thèmes littéraires (les fonctions de langage, les tonalités, les courants littéraires...) et l'histoire littéraire.
•II- LA PRESENTATION DU SUJET
Le sujet de dissertation littéraire comporte deux parties qui sont l'information et la consigne. L'information est ce que nous dit le sujet. C'est l'assertion. La consigne, c'est ce que nous devons faire. C'est l'orientation, l'instruction.
Une analyse minutieuse de l'information et de la consigne doit être efficacement effectuée pour mieux appréhender le sujet de la dissertation.
•III- L'ANALYSE DU SUJET
La préparation se mène ainsi en trois étapes : l'analyse du sujet, la recherche des idées et la construction d'un plan détaillé. Cette préparation se fait au brouillon.
•1- L'analyse du sujet
L'analyse du sujet consiste à expliquer les mots et les expressions difficiles de l'information, à dégager le thème du sujet et le problème. Aussi demande-t-elle d'appréhender la consigne pour déceler les axes de réflexion.
Exemple : « Le roman est le lieu de l'irréel ».
A l'aide des arguments précis, donnez votre point de vue.
a- Explication des mots et expressions difficiles
Le roman : l'œuvre écrite en prose qui raconte une histoire (un récit).
Le lieu : l'endroit, l'espace, le domaine (le propre).
L'irréel : ce qui n'est pas réel ni vrai ; ce qui est imaginé (imagination).
La reformulation : Le roman est le propre de l'imagination.
b- Le thème du sujet
On se pose la question suivante : « De quoi parle le sujet ? » La réponse doit se faire en un groupe nominal.
Le sujet parle du roman.
c- Le problème
C'est la problématique du thème. C'est répondre à la question suivante : « Quelle est la question qu'on se pose dont la réponse est ce que dit l'information ».
d- L'information et la consigne
A l'information, on a :
On peut établir un équation : Le roman = le lieu de l'irréel.
Cette équation est-elle juste ? La réponse peut-être vraie ou fausse. Ce qui implique un plan dialectique.
A la consigne, on a : A l'aide des arguments précis, donnez votre point de vue.
Ici, on se demande « qu'est ce qu'on me dit de faire ? » La réponse est « «donner mon point de vue », or mon point de vue peut être divergent ou convergent avec ce que dit le sujet. Je peux accepter ou réfuter l'information. Ce qui implique un plan dialectique. Ceci est conforme avec le plan proposé par l'information. Dans ce cas donc, le plan adopté est le plan dialectique. Il peut arriver que le plan que propose l'information soit différent de celui de la consigne. Dans ce cas, il faut opérer un choix entre celui de l'information et celui de la consigne.
•2- La recherche des idées
On écrit sur la feuille du brouillon toutes les idées concernant le thème de notre sujet qui nous viennent en tête. Ces idées peuvent être des citations, des références, des expériences personnelles... Il faut enfin les organiser en fonction du plan adopté.
•3- La construction du plan détaillé
•IV- LES TYPES DE PLAN
Selon le sujet de dissertation qui nous est proposé un certain type de plan va s'imposer. Il peut s'agit d'un plan dialectique, d'un plan analytique (plan inventaire) ou d'un plan thématique.
Voici un tableau récapitulatif.
|
Le sujet invite-t-il à discuter ? |
Plan dialectique |
|
Le sujet invite-t-il à expliquer et à illustrer une thèse ou à donner les causes, les conséquences et les solutions ou laisse le libre choix de proposer son plan ? |
Plan analytique/ plan inventaire. |
|
Le libellé du sujet pose une question ouverte ? |
Plan thématique. |
|
Parfois, selon l'énoncé du sujet de dissertation, plusieurs types de plans sont possibles. Il est possible de combiner plusieurs types de plans à l'intérieur de chaque partie de la dissertation. |
|
•V- LA REDACTION DE LA DISSERTATION
La rédaction de la dissertation nécessite une introduction, un développement et une conclusion.
1-L'introduction
L'introduction se rédige en un paragraphe par un alinéa, et permet de poser le sujet et d'exposer clairement le problème. Elle est bâtie autour de quatre points :
2-Le développement
Le développement suit le plan annoncé dans l'introduction et comporte deux ou trois parties, dont la progression et les articulations sont assurées par des transitions. Les parties du développement sont constituées de paragraphes argumentatifs dont l'objectif est de convaincre le lecteur correcteur. Un paragraphe argumentatif est constitué de la manière suivante :
s'élabore le raisonnement. Elle doit être
clairement et brièvement présentée.
précision de l'idée générale. C'est le lieu
de développer et d'expliquer l'idée générale par des arguments.
(expliquer) correspondantes aux arguments. C'est d'apporter des exemples qui servent à étoffer un devoir et non d'en faire un paragraphe. Eviter les auteurs méconnus.
ce qu'on a dit, et d'annoncer la deuxième partie.
3-La conclusion
La conclusion se rédige en un paragraphe par un alinéa et comporte trois éléments :
NB. Il ne faut pas négliger l'introduction et la conclusion. Elles permettent non seulement de laisser une bonne impression au correcteur mais de débuter, et de clore le débat en répondant aux problèmes posés dans l'introduction.
•VI- QUELQUES CONSEILS
•VII- EXERCICE D'APPLICATION
Sujet :
Dans Les Frasques d'Ebinto d'Amadou KONE, on peut lire ceci : « Il faut beaucoup lire, [...], mais il ne faut pas vivre dans les livres ». Expliquez cette affirmation.
Leçon III : COMMENTAIRE COMPOSE
•I- QU'EST-CE QUE LE COMMENTAIRE COMPOSE
Le commentaire est un exercice d'argumentation et d'explication qui consiste à répondre à une progression. Le commentaire composé est l'interprétation d'un texte en fonction de l'intention de l'auteur et qui n'oppose pas le fond et la forme, et qui correspond à la cohérence du texte. Il faut retenir que le commentaire composé est une analyse argumentée d'un texte littéraire qui n'oppose pas le sens du texte et l'écriture du texte.
Dans un commentaire composé, on demande tout simplement de répondre à la question suivante « Que dit le texte ? » tout en montrant « Comment le dit-il ? » et « Pourquoi le dit-il ? » par rapport au thème du texte (par rapport à la question suivante « De quoi parle le texte ? »), ce qui implique la recherche des procédés utilisés par l'auteur suivis de leurs analyses. Ces procédés peuvent être des indices linguistiques, grammaticaux, lexicaux, des éléments de la rhétorique... Une maîtrise de ceux-ci est absolument nécessaire.
•II- LA PRESENTATION DU SUJET
Le sujet du commentaire composé est un texte tiré des différents genres de la littérature. Et pour orienter le candidat, un libellé est proposé et ainsi formulé « vous ferez de ce ...un commentaire composé sans dissocier le fond et la forme, en montrant par exemple... ». Ce libellé présente les centres d'intérêts (les thèses à expliquer) qui seront élaborés dans le développement. (Les idées à soutenir ou à analyser).
•III- L'ANALYSE DU SUJET
Voici un schéma d'analyse :
Fond
|
Forme |
sans dissocier
|
Que dit le texte ?
|
|
Comment le dit-il (l'auteur) ? |
Pourquoi le dit-il (l'auteur) ?
|
La rédaction du commentaire compose. |
|
Ce schéma permet d'appréhender le sujet de commentaire composé dans son ensemble et avoir une vue générale. On peut aussi, à l'aide d'un tableau, organiser ou analyser notre travail en suivant la stratégie argumentative, car il s'agit de convaincre, de démontrer que les centres d'intérêts dégagés existent bel et bien par le biais des faits écrits (procédés grammaticaux, procédés de rhétorique, lexique, versification,...).
Tableau 1
Centre d'intérêt (l'idée générale) :...1
|
Thème directeur (argument) |
Que dit le texte ? |
Comment le dit-il ? |
Pourquoi le dit-il ? |
|
Arguments pour justifier le(s) centre(s) d'intérêt(s) au moins deux. 2 |
- Dire l'information dite sur le thème directeur. - Mots ou phrase dans le texte qui justifie(nt) le choix de notre thème directeur. 3 |
- Préciser la nature de(s) mot(s) choisi(s). - Déterminer en suite sa valeur d'emploi
4 |
- Dire l'intention de l'auteur. - Présenter les présupposés et les sous-entendus des dire de l'auteur.
5 |
Tableau 2 (c'est un tableau d'une lecture méthodique/lecture expliquée).
Centre d'intérêt (l'idée générale)......1
|
Entrée des indices textuels |
Relevé ou repérage des indices |
Analyse des indices |
Interprétation
|
|
La nature de l'indice textuel peut être : - lexique - figure de style - structure du texte - grammaticale - l'énonciation 2 |
Mots ou phrase dans le texte qui justifie(nt) le choix de notre entrée. 3 |
- Préciser la nature de(s) mot(s) choisi(s). - Déterminer en suite sa valeur d'emploi
4 |
Donner l'effet de sens, la signification, l'idéologique des mots ou des phrases choisi(e)s. 5 |
Nous vous proposons une stratégie argumentative. Elle suit le schéma suivant :
•1. annoncer le ou les idées du centre d'intérêt.
•2. expliquer (sans dissocier le fond et la forme) les idées du centre d'intérêt avec les thèmes directeurs.
•3. Illustrer les thèmes directeurs par des indices textuels dont la
•4. nature et la valeur sont indiquées au préalable.
•5. conclure en donnant ou en présentant l'intention de l'auteur et faire une transition qui annonce l'autre centre d'intérêt et ses thèmes directeurs.
•IV- LA REDACTION DU COMMENTAIRE COMPOSE
La rédaction du commentaire composé implique une introduction, un développement et une conclusion.
•1- L'introduction
Elle se fait en trois parties construites en un seul bloc et débutée par alinéa. Ce sont :
•2- Le développement
Avant de rédiger, il faut mettre au point un plan détaillé. Le corps du devoir se compose de plusieurs parties, selon les centres d'intérêts à élaborer, séparées par des transitions qui assurent la cohérence de l'ensemble du développement. En fait, le développement est une espèce de bilan de lecture : les paragraphes qui le composent éclairent le texte car ils en proposent une lecture argumentée et cohérente. On commence donc en justifiant clairement ce que l'on se propose d'expliquer dans la partie. Chaque partie doit se terminer en rappelant l'idée directrice de la partie et en amorçant le centre d'intérêt et ses thèmes directeurs à venir. Chaque partie est constituée de paragraphes, et le paragraphe commence par la formulation de l'explication ; il continue par l'analyse des procédés du texte qui illustrent l'argument proposé. Il se termine par une conclusion partielle qui formule le bilan de la recherche.
•3- La conclusion
Elle se fait en seul bloc, et est constituée d'un bilan et d'un élargissement.
•V- QUELQUES CONSEILS
•VI- EXERCICE D'APPLICATION
Texte :
Il neigeait. On était vaincu par sa conquête.
Pour la première fois l'aigle baissait la tête.
Sombres jours ! L'empereur revenait lentement,
Laissant derrière lui brûler Moscou fumant.
Il neigeait. L'âpre hiver fondait en avalanche.
Après la plaine blanche, une autre plaine blanche.
On ne connaissait plus les chefs ni le drapeau.
Hier la grande armée, et maintenant troupeau.
On ne distinguait plus ni les ailes ni le centre.
Il neigeait. Les blessés s'abritaient dans le ventre
Des chevaux morts ; au seuil des bivouacs1 désolés
On voyait des clairons à leur poste gelés,
Restés debout, en selle et muets, blancs de givre,
Collant leur bouche en pierre aux trompettes de cuivre.
Boulets, mitraille, obus, mêlés aux flocons blancs,
Pleuvaient. Les grenadiers2, surpris d'être tremblants,
Marchaient pensifs, la glace à leur moustache grise.
Il neigeait, il neigeait toujours ! La froide bise
Sifflait ; sur les verglas, dans des lieux inconnus,
On n'avait pas de pain et on allait pieds nus.
Ce n'étaient plus des cœurs vivants, des gens de guerre :
C'était un rêve errant dans la brume, un mystère.
Victor HUGO, Les châtiments, 1853
1. Bivouacs : lieux ou la troupe s'est arrêtée. 2. Grenadiers : soldats d'élites.
Vous ferez de ce texte un commentaire composé en montrant comment la nature a participé à la débâcle de l'armée.