• MARIE, mère de tous les chrétiens.     Une analyse faite par Didier Placide             Avant-propos          Cette analyse portant sur la vierge Marie est le fruit d'une réflexion que je me suis porté à faire à l'issue de plusieurs questions que voici :   -         Qui est la vierge Marie ? -         Marie a-t-elle eu des enfants après Jésus ? -         Pourquoi accepter Marie dans sa vie chrétienne ? -         Marie peut-elle nous faire connaître les mystères de Jésus Christ ?  etc.   Alors, essayant de répondre à ces préoccupations ci-dessus,je me suis laissé donc imprégner par les paroles bibliques et guider sans le vouloir par ma curiosité de savoir ou de connaître. C'est ainsi que j'ai pu regrouper les réponses ou les tentatives de réponses dans ce document qui en sorte est une modeste analyse. En tournant peut-être le nom Marie  trouvera-t-on AIMER pour dire que MARIE est une femme d'amour, elle est amour c'est pourquoi par amour, elle a répondu favorablement à la proposition de DIEU (Luc 1,26-38). De  cet amour est né un grand amour, un pur amour qui s'est traduit par la mort sur la croix car il n'y a pas de pur amour que de donner sa vie pour celui ou celle qu'on aime. Et Jésus Christ l'a démontré mais avant lui sa mère, elle qui a accepté d'être la risée de tout le monde. Si l'on dit « tel père tel fils », alors l'on dira aussi  « telle mère tel enfant » car l'éducation d'un enfant dépend de sa mère. Le devenir d'un enfant est prédéfini peut-être d'avance par sa mère car entre la mère et l'enfant règne un parfait amour et de cet amour naît un pur amour. Voici en quelque sorte le mythe du nom de Marie, simple, paysanne, pauvre, chanté par Pierre de Ronsard peut-être.     BONNE LECTURE !                       INTRODUCTION          Marie, dira-t-on, est l&a fille de Joachim et d'Anne, sœur d'Elisabeth (Luc 1,26). Elle a été promise à Joseph, descendant du roi David (Luc1, 26). Marie, sans chercher à comprendre ni à savoir les conséquences de l'alliance annoncée par l'ange Gabriel, elle dit « oui ». Le « oui » qui fait d'elle  «  la cité de pleine grâce » : Jérusalem, et d'elle doit naître l'Eglise universelle qui n'est que Jésus Christ. Par la volonté de DIEU soit faite, Marie accepte de s'engager corps et âme à la réalisation de cette alliance : la nouvelle Jérusalem, et par là,elle entraîne tout son entourage que nous sommes, à savoir ceux qui font la volonté de DIEU (Luc8, 21/ Matthieu 12,46-50/Marc3, 31-35). De ce fait, Marie devient le socle de la vie chrétienne. Il est question de montrer la place primordiale de Marie dans la vie spirituelle de tous les chrétiens qui se disent frères en Christ.       I- MARIE, mère pas comme les autres   1-Marie, mère de Jésus        En lisant les prophètes dans l'ancien testament, le messie devrait être né d'une vierge femme dans la maison du roi David. C'est en cela que les évangélistes Matthieu, Marc, Luc et Jean ont appliqué la virginité à Marie. Marie, vierge et promise à Joseph apprend par l'ange Gabriel qu'elle sera enceinte et mettra au monde »le fils de Dieu » (Luc1, 26-38). Bien vrai que les écrits saints parlent peu de Marie, mais attestent tous que Marie, cousine d'Elisabeth est le mère de Jésus Christ. Sachant les risques de son engagement, elle s'est donné corps et âme à l'épanouissement de Jésus. Pour mieux comprendre son rôle de mère, essayons d'analyser l'acceptation et son engagement de mère. En effet, la vie de Marie a été écrite par l'évangéliste Luc. En appliquant à Marie une : « comblée de grâce » désignant Jérusalem, Luc voulut montrer que Marie est en sa personne la nouvelle Jérusalem. C'est en Marie que se réalise définitivement l'alliance de Dieu et de l'humanité qui a échoué avec la première Jérusalem. Lorsque l'ange Gabriel vient à elle et lui parle en ces termes : « le seigneur est avec toi... », elle fut bouleversée, elle se demande ce que signifie cette salutation. La réaction de marie est très saine : « comment cela peut-il se faire, puisque je connais pas aucun homme ? » car elle était fiancée déjà à Joseph et elle n'avait pas encore eu de rapport sexuel d'où sa virginité.        Jérusalem n'est-elle pas l'épouse de Dieu ? Marie comprend alors qu'il se passe quelque chose de tout à faire nouveau, et elle accepte les noces en disant : « je suis la servante de mon seigneur, qu'il soit fait selon ta volonté (Luc1, 26) ».  A partir de cet instant, Marie accepte d'être la mère du fils de Dieu et de s'engager à l'épanouissement de ce dernier en tant que mère protectrice.       Marie, qui attend son enfant, est en chemin avec Joseph vers Bethléem pour le recensement (Luc2, 1-5). Là-bas, son enfant vient au monde dans des conditions précaires et humiliantes pour un enfant qu'on prétend être le fils de Dieu. Elle conserve cela avec soin dans son cœur (Luc2, 19). Quarante jours plus tard, Marie et Joseph emmènent leur fils à Jérusalem pour le présenter au temple afin de le consacrer au seigneur, c'est là qu'elle saura que Jésus sera pour elle une épée (Luc2, 22-38). En plus à douze ans, Jésus quitte ses parents, ces derniers désespérés le cherchent durant trois jours et le trouvent enfin au temple. Cet évènement là, Marie le garde dans son cœur (Luc 2, 51). En tant que mère, Marie a intervenu auprès de son fils âgé de trente ans à cana, en Galilée en faveur des mariés (Jean 2, 1-11). Enfin à la croix, l'on remarque la présence de Marie, en larme regardant son fils et là ce dernier la confie au disciple Jean afin qu'elle ne le regrette pas mais qu'elle soit la mère de tous en partageant ses mystères (ceux de Jésus).     2-Marie, mère de tous les chrétiens   a-    Marie et les frères de Jésus         Les évangiles disent que Jésus a eu des frères et même des sœurs, et quelques de ses frères ont été donné : Jacques, José (Joseph), Jude et Simon (Matthieu 13, 55-56). Mais nulle part, il est écrit qu'ils sont des fils de Marie. Au contraire, Matthieu 27,56 montre que Jacques et Joseph ont la même mère (Marie différente de Marie, la mère de Jésus Christ). C'est avec Jean 19, 25 que l'on voit qu Marie, la mère de Jésus Christ est différente des autres Marie citée dans les différents livres de la Bible surtout du nouveau testament. Donc l'expression  « frère de Jésus » ne permet pas de conclure que Marie a eu d'autre enfant avec Joseph, au contraire « frère de Jésus » désigne ceux qui font la volonté de Dieu (Matthieu 12, 46-50). En plus, Galate 1, 19 vient confirmer que Jacques est un apôtre de Jésus or Jésus a montré que ses disciples sont ses frères. Marie est toujours appelée «  mère de Jésus », expression qui convient au fils unique et jamais Marie n'est appelée mère d'autre personnage que Jésus et jamais l'appellation « fils de  Marie » n'est donnée à d'autre.       Au pays de Jésus, il n'y a pas de mot spécial comme dans  la plupart des langues africaines pour désigner tous les parents éloignés et même tous ceux d'un même village. On appelait tous ces proches là frères. D'ailleurs, regardons Jésus sur la croix avant de mourir, il confie sa maman à Jean, le disciple qu'il aimait : « ...voici ta mère /...voici ton fils/ dès cette heure là, le disciple la prit chez lui (Jean 19,26-27) ». Jésus aurait-il confié sa mère à un de ses disciples si Marie avait eu des enfants ? C'est bien que Jésus est le fils unique qu'il confie Marie à Jean et lui demande de prendre soin d'elle. Ceci montre que Marie est veuve car si Joseph vivait, Jésus aurait sûrement confié sa mère à son père adoptif.       b-    Marie, mère de tous les chrétiens         On entend les chrétiens s'appelés « frère en christ » ou «  sœur en christ ». Cette expression couramment employée traduit la volonté des chrétiens à former une famille, une communauté en Christ dont Dieu est Père, c'est-à-dire qu'à travers  Christ, tous les chrétiens sont des frères et  des sœurs. Là, c'est une vérité, une vérité qui implique Marie dans la vie de ces chrétiens. Si certains refusent d'admettre qu'à travers Jésus, Marie est la mère de tous les chrétiens, ils l'acceptent qu'elle le soit sans le savoir et sans leur volonté de l'accepter. En effet, le terme « frère »  ou « sœur » s'applique à une personne qui a les mêmes origines que celui qui appelle cette dernière « frère » ou « sœur ». Origine qu'on identifie aux parents, à la congrégation, au village... Et lorsqu'on affirme mon « frère » ou ma « sœur » en Christ, on élucide que Jésus Christ est aussi un frère et que tous ceux qui l'acceptent sont impérativement appelés frères ou sœurs. En acceptant Christ comme frère et en son nom accepter les autres c'est accepter la mère de Jésus Christ, or Marie est la mère indiscutable, incontestable de Jésus, donc logiquement Marie devient la mère de tous les chrétiens  qui se disent « frères en christ » quelque soit son église. C'est abscons et idiot pour nous de nous appelés « frères en christ » et de ne pas accepter Marie comme notre mère. En plus, selon l'évangéliste Luc, Marie a gardé dans son cœur les mystères de Jésus Christ (Luc 2,19/ 1, 51). Pour mieux comprendre la vie de Jésus Christ c'est accepter de méditer avec elle. Mieux, nous chrétiens d'aujourd'hui, arrêtons les amalgames et acceptons de marcher avec Marie afin de connaître son fils Jésus Christ dans une profonde méditation. Ce qui font d'ailleurs les chrétiens de l'église catholique et harriste....     II- MARIE dans la vie des chrétiens         Elisabeth, la cousine de Marie, la voyant venue à sa rencontre lui dit « tu es bienheureuse parce que tu as cru à la parole de Dieu (Luc 1, 45) », ceci montre la grande foi de Marie. Et à chaque fois qu'elle est en face de Jésus, elle aussi fait sa profession de foi confère les noces de cana. Dans cette dernière partie de l'étude, il convient de montrer que Marie est une femme totalement dévouée et spirituelle, qu'elle est un modèle pour notre cheminement spirituel. Pour cela, analysons la vie de Marie. En effet, Marie a trouvé grâce auprès de Dieu, ce qui fait d'elle une sainte (Luc 1, 28). Ce n'est pas parce qu'elle est le choix de Dieu qu'elle fait fi de ses habitudes, au contraire elle est restée simple, serviable (Luc 1, 39-45/ Jean 2, 1-11), obéissante et fidèle (Luc 1,38 /Luc 2, 9/Luc 2, 51), discrète et humble (Luc 2,22), courageuse (Jean 2, 5-11/Luc 2, 35) et pure car chaque jour, elle priait (Luc 2, 19/Luc 2, 51)que Dieu l'a choisie.       Marie, en tant que mère de tous les chrétiens (Jean 19,26-27) était une femme pleine d'espérances (Actes 1, 14) et remplie de joie du Christ (Luc 1,46-56), elle nous invite à l'imiter afin de fortifier notre foi, et à marcher avec elle afin de mieux saisir le sens du mystère de son fils Jésus Christ, notre seigneur. En d'autre terme, nul ne peut prétendre connaître réellement Christ sans pénétrer dans le secret d'une mère qui est Marie.    

      CONCLUSION    

       Le choix de chacun doit être respecté, nous avons le choix de vénérer et de prier Marie afin qu'elle intercède auprès de son fils comme aux noces de cana pour nous ou de ne pas la vénérer ni la prier. Mais nous devons tous reconnaître que Marie est la mère de Jésus Christ et que cette vérité fait d'elle la mère de tous les chrétiens. Comme dans la vie de tout un chacun, la mère joue un rôle déterminant pour la joie, le bonheur et l'épanouissement de ses enfants, Marie, mère de Jésus Christ, notre Seigneur et notre mère, a le souci de notre salut, de notre joie, de notre bonheur, c'est pour la raison que nous devions l'accepter et la prier afin qu'elle intercède  auprès de son fils comme aux noces de Cana pour nous. Saluons la avec les parole de l'ange Gabriel :

     « Je vous salue, marie                                

    Pleine de grâce, le seigneur est avec vous                             

    Vous êtes bénie entre toutes les femmes                                   

    Et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni                                  

    Sainte Marie, mère de Dieu priez pour nous                                  

     Pauvre pécheur, maintenant et à l'heure de notre mort.                                                                                                               Amen ! » 

     


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  • Paroisse Saint François d'Assise                                                                         Décembre 2009

    Koumassi / Abidjan

    10 Bp 1323 Abidjan 10

    09 27 44 10 / 06 36 81 33

     

     

     

     JESUS T'APPELLE

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Présenté par Didier Placide

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    INTRODUCTION

               

                Appeler quelqu'un, c'est l'interpeller par son nom et lui dire quelque chose : on appelle un ami pour converser, pour discuter. Papa nous appelle pour nous envoyer comme le aussi Maman. Chacun de nous présent ici, s'est vu interpellé par son nom pour quelque chose. Pour ainsi dire qu'on n'appelle pas pour rien. L'appel est toujours pour une chose, pour un objectif...A  ces différents appels chacun de nous répond : «  oui, je viens » ou «  non, laisse moi en paix, tu m'agace». Aujourd'hui, on vous dit que «  Jésus t'appelle ». A lieu de répondre à son appel, on reste là à se demander :

    -Comment Jésus m'appelle ?

    - Pourquoi Jésus m'appelle ?

    - Qu'est-ce que Jésus attend de moi lorsqu'il m'appelle ?

    - Que doit être ma réponse ?

    - Comment dois-je répondre ?

    Ces réactions sont normales car Marie la mère de Jésus a agi de la même façon que  nous lorsque l'ange Gabriel lui a annoncé qu'elle enfantera un fils. Mais pour nous, c'est différent car nous savons qui est Jésus. Pour mieux appréhender le sens de « Jésus t'appelle », nous vous proposons comme plan du travail :

    • I- L'appel de Jésus.
    • II- La réponse de l'homme.

     

     

    I-                   L'APPEL DE JESUS

     

    On sait lorsqu'on a besoin d'une personne, on l'appelle. Ce n'est pas celle qu'on a besoin qui appelle la personne qui a besoin d'elle. C'est dans cette optique que Jésus fait le premier pas. C'est lui qui nous appelle.

     

    1-      L'appel de Jésus.

     

    On sait dans Matthieu 4,  18-22 que Jésus fut le premier à appeler ses quatre premiers disciples à le suivre en ces termes : «  venez à ma suite ». Cet évènement est fondateur pour l'église et le demeure pour nous.  « Venez à ma suite », une impérative qui va au-delà des quatre premiers disciples pour nous atteindre aujourd'hui. Oui, aujourd'hui, l'esprit de Jésus nous appelle. Et lorsque les premiers disciples ont entendu « venez à ma suite » ou « suis moi (Matthieu9, 9) », ils n'ont pas cherché à savoir qui est celui qui les appelle. C'est pourquoi le psalmiste affirme  « aujourd'hui, si vous entendez sa voix n'endurcissez pas votre cœur » Ps 95, 78. L'appel de Jésus s'adresse à notre cœur profond. C'est dans notre cœur que nous sentons l'appel de Jésus. Un appel impératif qui nous hypnotise que nous ne pouvons refuser. Pour dire que Jésus nous appelle pour nous éveiller à lui. Nous sommes séduits par son appel. On constate que Jésus ne nous appelle pas par notre nom comme Dieu l'a fait avec Samuel (1 Samuel 3, 1-6). Il dit « venez à ma suite » ou « suis moi ». Nous  avons dit ci-dessus que le type de ces phrases est l'impératif or savons que l'impératif sert à donner un ordre, une recommandation. A ce niveau, on peut dit que Jésus t'appelle avec autorité et son appel n'est pas inutile. Son appel est synonyme de mission car après avoir choisi douze personnes pour en faire ses disciples, il les envoya en mission (Matthieu 10, 5- 15). Comme les disciples, Jésus t'appelle aujourd'hui pour t'envoyer en mission. «  Comme le père m'a envoyé, moi aussi je vous vous envoie ». Jean 20,21.

     

     

    2-      Jésus pose ses conditions.

     

    Jésus fait suivre son appel d'une promesse : « Je vous ferai pêcheurs d'hommes ». De cet appel, il pose ses conditions. Sachons que Jésus ne s'impose pas à l'homme, il est au milieu de nous et chemine fidèlement avec nous. « Suis moi », Jésus par cet impératif montre qu'il est le maître, le centre de notre devenir. Pour cela il dicte ses principes que nous appelons conditions, et connus sous le nom des béatitudes (Matthieu 16, 24-28). Béatitude, à la catéchèse, on parle de code de bonne conduite ; et oui, c'est un code, une règle, une loi pour nous comporter bien. Il ressort de ces béatitudes que le Christ nous appelle à le reconnaître et à l'aimer en nous mettant à sa suite et à son service. C'est pourquoi il dit « Je suis le chemin, la vérité et la vie... » Jean 14, 6. Les conditions que Christ donne ne sont pas de lourds fardeaux car il dit  « Prenez sur vous mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur et vous trouverez le repos de vos âmes. Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau léger ». Matthieu 11, 25-30. Aussi à ces béatitudes, en ajoute-t-il pour dire que celui qui lui répond favorablement est celui qui met en pratique ce qu'il dit (Luc 6, 43-49).

    Il ne commence pas par nous apprendre quelques idées sur ce qu'il est ou ce que nous sommes, il nous dit  « suis moi » et après il nous dit comment le suivre : «  si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même et prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive... » (Luc 9, 23-27). Oui, se renier, c'est le fait d'abandonner une chose, une quête, un objectif, un but ; c'est le fait de prendre conscience de nous même pour détruire notre personnalité terrestre sujette de vanité, d'orgueil, de désir (Colossiens 3, 5-8) ; c'est avoir de nouvelles attitudes reflétant le christ, c'est enfin se pardonner  d'abord, faire violence sur soi-même et pardonner ensuite les autres et faire taire en soi le Moi égoïste.

    C'est en acceptant ces conditions que nous pouvons dire « oui » à l'appel de Jésus.

     

     

    II-                LA REPONSE DE L'HOMME

     

    A la catéchèse, on dit que c'est Dieu qui donne la possibilité à l'homme de répondre à son appel. Aujourd'hui, cette possibilité donnée à l'homme  est encore valable, mais laisse ce dernier à bien réfléchir avant  de dire « oui ». Le « oui » de l'homme n'est pas  un « oui » immédiat comme celui de Marie à l'ange Gabriel ou comme les premiers disciples de Jésus. C'est un « oui » qui respect notre être.

         

    1-      La conversion

     

    Nous voici dans le quatrième dimanche de l'avent. Cette période avant Noël est pour nous une préparation pour accueillir Jésus. Or accueillir quelqu'un, c'est être favorable pour son arrivée. Et Jean le Baptiste de nous dire de nous convertir (Matthieu 3, 1-12). Lorsqu'on nous dit « Papa t'appelle », on passe en revue tout ce qu'on  a fait ou posé comme actes mauvais avant de répondre. Tel est le cas aujourd'hui, lorsqu'on te dit « Jésus t'appelle ». Passer en revue tout ce qu'on a fait ou posé comme actes mauvais est ce qu'on appelle la conversion. Pour répondre à Jésus, pour l'accueillir, c'est accepter de repartir à zéro ; de balayer sa vie passée ; d'abandonner ses vices, ses défauts ; de revoir ses mauvaises fréquentations et ses mauvaises habitudes, son langage...Voici la conversion dont nous parle Jean le Baptiste. La conversion est véritable lorsqu'on associe la foi et la prière car elles vont la main dans la main, et sont inséparables. C'est-à-dire qu'on ne peut pas parvenir à abandonner ses vices sans la foi et la prière. Il y a tant de choses à détruire en nous pour répondre à Jésus. C'est à travers une conversion totale, un renoncement du Moi égoïste, un refus de s'afficher par rapport à l'autre que nous disons « oui » à Jésus (Jean 3, 3-8).

    2-     Le service

     

    « Si l'un d'entre vous veut être grand, qu'il se fasse votre serviteur... »Matthieu 20, 26-28. En ces termes, on constate que nous sommes appelés à être des serviteurs. Or un serviteur ou une servante est une personne qui rend un service. C'est dans le service qu'on répond ou qu'on dit « oui » à Jésus. En Noël, on nous dit « Jésus est né » or voilà deux mille neuf années que Jésus nous est né, et qu'il a promis d'être avec nous et pourtant on continue à célébrer sa naissance. On dit tout simplement, pour quelqu'un qui ignore le sens de Noël, que ceci est dépassé voire archaïque. Oui, c'est démodé le fait de célébrer encore la naissance de Jésus et pourtant on le fait. Parce qu'en tant chrétien cela a une grande signification pour notre vie. La naissance de Jésus prend tout son sens, toute sa signification, toute sa réalisation,  comme sa bientôt venue se réalise lorsqu'on rend un service. Oui, le service, dans le service on réalise la naissance et la venue de Jésus. Le service dans lequel on répond Jésus n'est pas le service dans lequel on tend la main pour recevoir quelque chose (Jean 13, 12-15). Notre « oui » à Jésus correspond à nos œuvres car «  la foi sans les œuvres est une foi morte » (Jacques 2, 14-19). Dans les œuvres on se réalise et on réalise les autres pour dire dans le service on heureux et on rend heureux les autres.

    Aussi, l'homme est-il de nature sociable depuis Adam et Eve (Genèse 2, 20-24). De cette nature sociable, l'homme est donc appelé à être serviable. Lorsqu'on dit « Jésus t'appelle », on te demande autrement « es-tu  serviable ? ». Si votre réponse est « non », ce qui veut dire que vous avez refusé l'appel de Jésus ; si par contre votre réponse est « oui », vous avez accepté l'appel de Jésus. Etre serviable, c'est aimer l'autre et dire « oui » à l'autre ( Colossiens 3, 23-25).

     

    3-      L'amour

     

    « ..Aimez vous les uns  les autres comme je vous ai aimés. Il ne peut pas y avoir de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis, et vous, vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande » (Jean 15, 12-14). L'amour qui doit être la réponse à l'appel de Jésus n'est l'amour charnel, sensuel ; c'est un amour profond qui permet de s'oublier et de penser aux autres. En Anglais, on a « like » pour amour charnel, sensuel et «  love » pour amour don de soi or en français, il n'y a pas de mot pour désigner l'amour don de soi. C'est à l'amour don de soi que Jésus nous appelle, et c'est pour le répandre qu'il nous envoie. C'est de cet amour que veut Jésus lorsqu'il demande à Pierre « ...m'aimes-tu ? » Jean 21, 15-17. Un amour total, un amour qui ne fait pas du mal à l'autre (1 corinthiens13, 4-8). Aimer, c'est aussi accepter ses ennemis et les pardonner pour en faire des amis (Matthieu 5, 38-48). «  Une revêtus ainsi vous ferez de l'amour votre ceinture pour que l'ensemble soit parfait. Alors la Paix du Christ régnera en vos cœurs : c'est pour ce but que vous avez été appelés et que vous êtes en un seul corps. Soyez reconnaissants ! » Colossiens 3, 14-15. Appelé à aimer «  que l'amour soit notre loi » (Ephésiens 5,2), notre réponse éternelle et notre principe de vie de tous les jours.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    CONCLUSION

     

    Aujourd'hui, lorsqu'on dit « Jésus t'appelle », on constate que cet appel ne se limite pas aux moments où nous écoutons la Parole de Dieu à la messe ou la lisons dans les Saintes Ecritures. Jésus nous appelle lorsqu'on fréquente les mouvements ; lorsqu'on prie en communauté, en famille et en communion ; lorsqu'on renonce nos vices ; lorsqu'on cultive le respect, l'obéissance, le pardon, l'amour don de soi ; lorsqu'on vit le service sans lendemain. Bientôt c'est Noël or Noël, c'est accepter Jésus qui vient et non achéter des jouets. Accepter donc Jésus, c'est visiter les malades ; c'est accepter les pauvres de cœur et d'âme ; c'est tendre la main aux rrejétés ; c'est donner une famille à l'orphelin, ...Changeons nos cœurs en ce jour et répondons à l'appel de Jésus car en lui, on aura la vie éternelle et notre pain quotidien. Aujourd'hui, soyons prêts pour dire «  Parle, Seigneur, ton serviteur écoute... » Samuel 3,9.

     

     

     

    Faisons cette prière ensemble

     

    Cher Jésus, je sais que j'ai besoin de ton aide et que je ne peux pas me sauver moi-même. Je crois que tu es le Fils de Dieu. S'il te plait reviens   dans mon cœur. Pardonne-moi pour tous les péchés que j'ai commis et donnes-moi ton cadeau de vie éternelle. Aides-moi à aimer et à vivre pour toi, à avoir soif de Ta Parole et à partager ton Amour avec les autres.

     

     

     

    Marie : femme exemplaire

    MARIE : une femme exemplaire

    « Je suis la servante du seigneur.  Que tout se passe pour moi comme tu me l'as dit »Luc 1, 38

     

    .           En tournant peut-être le nom Marie  trouvera-t-on AIMER pour dire que MARIE est une femme d'amour, elle est amour c'est pourquoi par amour, elle a répondu favorablement à la proposition de DIEU (Luc 1,26-38). De  cet amour est né un grand amour, un pur amour qui s'est traduit par la mort sur la croix car il n'y a pas de pur amour que de donner sa vie pour celui ou celle qu'on aime. Et Jésus Christ l'a démontré mais avant lui sa mère, elle qui a accepté d'être la risée de tout le monde. Si l'on dit « tel père tel fils », alors l'on dira aussi  « telle mère tel enfant » car l'éducation d'un enfant dépend de sa mère. Le devenir d'un enfant est prédéfini peut-être d'avance par sa mère car entre la mère et l'enfant règne un parfait amour et de cet amour naît un pur amour. Voici en quelque sorte le mythe du nom de Marie, une femme simple, paysanne, pauvre, chantée par toutes les générations.

     

                Sachant les risques de son engagement, elle s'est donnée corps et âme à l'épanouissement de Jésus. Pour mieux comprendre son rôle de mère, essayons d'analyser l'acceptation et son engagement de mère. En effet, la vie de Marie a été écrite par l'évangéliste Luc. En appliquant à Marie une : « comblée de grâce » désignant Jérusalem, Luc voulut montrer que Marie est en sa personne la nouvelle Jérusalem. C'est en Marie que se réalise définitivement l'alliance de Dieu et de l'humanité qui a échoué avec la première Jérusalem. Lorsque l'ange Gabriel vient à elle et lui parle en ces termes : « le seigneur est avec toi... », elle fut bouleversée, elle se demande ce que signifie cette salutation. La réaction de marie est très saine : « comment cela peut-il se faire, puisque je connais pas aucun homme ? » car elle était fiancée déjà à Joseph et elle n'avait pas encore eu de rapport sexuel d'où sa virginité. Jérusalem n'est-elle pas l'épouse de Dieu ? Marie comprend alors qu'il se passe quelque chose de tout à faire nouveau, et elle accepte les noces en disant : « je suis la servante de mon seigneur, qu'il soit fait selon ta volonté (Luc1, 26) ».  A partir de cet instant, Marie accepte d'être la mère du fils de Dieu et de s'engager à l'épanouissement de ce dernier en tant que mère protectrice. Marie, qui attend son enfant, est en chemin avec Joseph vers Bethléem pour le recensement (Luc2, 1-5). Là-bas, son enfant vient au monde dans des conditions précaires et humiliantes pour un enfant qu'on prétend être le fils de Dieu. Elle conserve cela avec soin dans son cœur (Luc2, 19). Quarante jours plus tard, Marie et Joseph emmènent leur fils à Jérusalem pour le présenter au temple afin de le consacrer au seigneur, c'est là qu'elle saura que Jésus sera pour elle une épée (Luc2, 22-38). En plus à douze ans, Jésus quitte ses parents, ces derniers désespérés le cherchent durant trois jours et le trouvent enfin au temple. Cet évènement là, Marie le garde dans son cœur (Luc 2, 51). En tant que mère, Marie a intervenu auprès de son fils âgé de trente ans à cana, en Galilée en faveur des mariés (Jean 2, 1-11). Enfin à la croix, l'on remarque la présence de Marie, en larme regardant son fils et là ce dernier la confie au disciple Jean afin qu'elle ne le regrette pas mais qu'elle soit la mère de tous en partageant ses mystères (ceux de Jésus). Elisabeth, la cousine de Marie, la voyant venue à sa rencontre lui dit « tu es bienheureuse parce que tu as cru à la parole de Dieu (Luc 1, 45) », ceci montre la grande foi de Marie. Et à chaque fois qu'elle est en face de Jésus, elle aussi fait sa profession de foi confère les noces de cana. Dans cette dernière partie de l'étude, il convient de montrer que Marie est une femme totalement dévouée et spirituelle, qu'elle est un modèle pour notre cheminement spirituel. Pour cela, analysons la vie de Marie. En effet, Marie a trouvé grâce auprès de Dieu, ce qui fait d'elle une sainte (Luc 1, 28). Ce n'est pas parce qu'elle est le choix de Dieu qu'elle fait fi de ses habitudes, au contraire elle est restée simple, serviable (Luc 1, 39-45/ Jean 2, 1-11), obéissante et fidèle (Luc 1,38 /Luc 2, 9/Luc 2, 51), discrète et humble (Luc 2,22), courageuse (Jean 2, 5-11/Luc 2, 35) et pure car chaque jour, elle priait (Luc 2, 19/Luc 2, 51). Marie, en tant que mère de tous les chrétiens (Jean 19,26-27) était une femme pleine d'espérances (Actes 1, 14) et remplie de joie du Christ (Luc 1,46-56), elle nous invite à l'imiter afin de fortifier notre foi, et à marcher avec elle afin de mieux saisir le sens du mystère de son fils Jésus Christ, notre seigneur. En d'autre terme, nul ne peut prétendre connaître réellement Christ sans pénétrer dans le secret d'une mère qui est Marie.


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  • DIMANCHE DE RAMEAUX

     

    Introduction

     

                Le dimanche des Rameaux se célèbre le dimanche qui précède Pâques. Ce dimanche commémore à la fois deux évènements. Il correspond, d'une part, à l'entrée solennelle de Jésus à Jérusalem où il fut acclamé par la foule agitant des rameaux. D'autre part, ce dimanche commémore la passion du Christ et sa mort sur la croix. Le dimanche des Rameaux ou dimanche des Rameaux et de la passion ou dimanche des palmes ou la fête de Rameaux est particulièrement caractérisé€ par des Rameaux ou par des palmes ou par un équivalent selon la végétation du lieu. De cette remarque, l'on se demande quelle est la symbolisation des rameaux ou des palmes utilisés pendant ce dimanche, et la portée religieuse de cette fête. Cette problématique  sera progressivement analysée à travers l'historicité de la fête des Rameaux, ainsi que la fête de Rameaux dans les évangiles, aussi dans la portée religieuse et la symbolisation de la palme, et enfin à travers la liturgie de ce dimanche.

     

    • I- L'historicité de la fête des Rameaux

     

    Ce dimanche des Rameaux, dont le nom liturgique est « dimanche des Rameaux et de la Passion » est le début de la « semaine sainte ». Dans la forme ordinaire du rite romain depuis les réformes qui ont suivi le concile Vatican II ; avant ces réformes et dans la forme extraordinaire de la messe, il est appelé « deuxième dimanche de la passion ou dimanche des Rameaux ». Le premier dimanche étant le dimanche précédent ; et ces deux dimanches forment le « temps de la passion » inclus dans le carême. Dès le IX siècle, l'Eglise accomplit dans son rituel du jour la bénédiction des rameaux et la procession des fidèles accompagnée par un chœur ou par une fanfare, issue de la liturgie de Jérusalem. Lorsque, ce jour là, on se rend à l'église, on reçoit habituellement des rameaux coupés. On les ramène alors souvent pour les tresser et en faire de vraies œuvres d'art. Ces rameaux sont ensuite conservés plusieurs mois. Et le Mercredi des cendres, premier jour de carême, on les brûle pour les réduire en cendre ; et de cette cendre, on fait un signe de croix en disant «  repentez-vous et convertissez-vous » ou « vous êtes poussière et vous retournerez poussière ». Ceci rappelle un mythe qui dit que le phœnix renaît de ses propres cendres pour ainsi dire que l'homme doit naître de nouveaux.

     

    • II- Dans les évangiles

     

    On a dit plus haut que le dimanche des Rameaux rappelle l'entrée triomphale de Jésus Christ à Jérusalem (Jn 12,12-15 ; Mt 21,1-9 ; Mc 11, 1-10 ; Lc 19,28-40). Les évangiles racontent qu'à proximité de la fête de la pâque juive, Jésus décide de faire une entrée solennelle à Jérusalem. Jésus organise donc son entrée en envoyant deux disciples chercher un ânon (selon Matthieu, Jésus précise que l'ânon se trouve avec sa mère l'ânesse ; précision qui ne se trouve pas dans les évangiles selon saint Marc et Saint Luc). Il entre à Jérusalem sur une monture pour se manifester publiquement comme le messie que les juifs attendaient. C'est une monture modeste comme l'avait annoncé le prophète pour montrer le caractère humble et pacifique de son règne. Une foule nombreuse venue à Jérusalem pour la fête l'accueille en déposant des vêtements sur son chemin et en agitant des branches coupées aux arbres, et en chantant l'hosanna. Voyons les textes des évangiles :

     

    Matthieu21, 8-9

    « Le peuple, en foule, étendit ses vêtements sur la route ;

    Certains coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route

    Les foules qui marchaient devant lui et qui suivaient, criaient :

    Hosanna au fils de David !

    Béni soit celui qui entre au nom du Seigneur !

    Hosanna au plus au des cieux ! »

     

    Ce texte est identique avec les textes de Marc 11,1-10 et de Luc 19,28-40

     

    Jean 12, 12-14

    « La grande foule venue pour la fête appris que Jésus venait à Jérusalem ;

    Ils prirent les rameaux des palmiers et sortirent à sa rencontre. Ils criaient : hosanna ! béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le roi d'Israël !

    Jésus se trouva un âne et s'assit dessus, comme le déclare l'Ecriture ».

     

    Les évangiles synoptiques évoquent seulement des branches d'arbres. L'évangile selon saint Jean est plus précis : selon lui, ce sont des rameaux de palmiers, des palmes. C'est pourquoi dans d'autres pays, on parle de dimanche de palmes. De même, en latin, la langue officielle de l'église catholique, ce jour porte le nom de Dominica in Palmis. Pourquoi le palme ? Que représente la palme ?

     

    • III- La symbolisation du palmier

     

    Dans les différentes contrées, les rameaux sont souvent des variantes de palme, c'est-à-dire un équivalent selon la végétation du lieu. C'est ainsi qu'à la place de la palme ; on peut utiliser le laurier ; l'olivier...Ici, on tentera de donner la signification des plantes utilisées lors de la fête des Rameaux selon Pierre-Emile ROCRAY, ingénieur forestier et responsable de la maison de l'arbre du jardin botanique de Montréal.

    Le Palmier signifie la victoire ; la renommée, le triomphe sur la mort. Il évoque la gloire et l'immortalité, en raison de la disposition harmonieuse de ses branches et de ses feuilles semblables à des rayons.

    Le Laurier est à la fois symbole d'éternité, car il est toujours vert ; et de chasteté, car ses feuilles ne se flétrissent jamais. Aussi, le laurier est-il l'image allégorique de la victoire.

    L'Olivier symbole la récompense, la purification ; la force, la paix, la fécondité, la victoire...Il faut se rappeler vers la fin du déluge, une colombe rapporta une branche d'Olivier vers l'arche de Noé (Genèse 8, 10-11). Selon une vieille légende, la croix du Christ était fabriquée de Cèdre et d'Olivier. Dans le langage du Moyen-âge, cet arbre symbolisait l'or et l'amour.

                De tous les arbres qu'on utilise pour le dimanche des Rameaux, on retient que ce sont des arbres qui symbolisent la fécondité (la vie), la victoire, l'immortalité (l'éternité)...

     

    • IV- La portée religieuse du dimanche des Rameaux

     

    Rappelons-nous que le dimanche des Rameaux se célèbre le dimanche qui précède Pâques. Or, à la catéchèse, on nous dit que la pâques est le passage de Jésus de la mort à la vie. C'est une sorte de victoire sur la mort. Jésus est devenu immortel et éternel. C'est après sa résurrection qu'il prit le titre de messie. Jésus est allé à Jérusalem pour la pâque juive qui, toujours à la catéchèse, est le passage des juifs de l'esclavage à la liberté. Ce rappel pour mettre en relief la portée religieuse du dimanche des Rameaux. Comme la foule dans les évangiles, les chrétiens démontrent sans le savoir que Christ est le Seigneur Dieu, et qu'il n'y a point de vie en dehors de lui. On manifeste notre joie en proclamant l'hosanna non pas parce que l'église le recommande en ce jour la, mais parce qu'on pense qu'en le faisant aura-t-on la vie éternelle, la victoire sur les forces du mal. Jésus Christ acclamé par la foule est mis en vedette comme le libérateur, le bienfaiteur, le messie ; cependant, pour Jésus, c'est la dernière de sa mission, sa dernière heure. Il doit mourir pour renaître de ses cendres afin de donner une portée spirituelle et religieuse à sa présence sur terre. Le dimanche des Rameaux est le lieu de mourir spirituellement et d'accepter que Christ renaît en nous et guide notre vie. En acceptant ceci, nous avons donné un sens à notre jeûne et à notre vie de chrétien ; et là, pouvons-nous donc jubiler et chanter l'hosanna, et dire avec fierté « Je crois... à la vie éternelle » de notre crédo. Car, nous célébrons l'immortalité et la victoire de Jésus Christ.

    « A qui irons-nous Seigneur car tu as les paroles de la vie » Ps...Oui ! le dimanche des Rameaux vient nous réaffirmer que le Christ est le seigneur pour les siècles et des siècles.

     

    • V- Liturgie : célébration du dimanche des rameaux et de la passion

     

    La célébration du jour des rameaux comporte deux parties d'abord la liturgie des rameaux, puis la messe de la passion. Le dimanche des Rameaux et de la passion, les ornements liturgiques sont rouges. Cette couleur est à la fois le signe de la royauté de Jésus et de sa passion. Cependant jusqu'au XVIème siècle, on utilisait à Rome des ornements violets et ailleurs des ornements blancs. On marque aussi le lien entre les Rameaux et la Passion, en ornant la croix de l'église avec des rameaux, parfois en décorant le chœur avec des grandes palmes. Pour la bénédiction et la procession des rameaux, le célébrant peut revêtir la chape rouge qu'il dépose à la fin de la procession. En un lieu extérieur à l'église, il fait la bénédiction des rameaux, il les asperge d'eau bénite et il lit l'évangile de l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem d'après l'un des quatre évangélistes selon les années.  [Année C (2010,2013) - Lc 19/28-40]. Le jour des rameaux après la bénédiction l'assemblée part en procession en chantant "Hosanna" chacun portant un rameau béni dans la main pour acclamer le Seigneur. Cette procession est un hommage solennel au Christ Roi, c'est l'acclamation de celui que nous reconnaissons comme le Seigneur ressuscité. La procession peut être plus ou moins longue à l'extérieure de l'église selon les possibilités (parfois on fait le tour de l'église) et elle se poursuit dans la nef de l'église. Là où il n'est pas possible de faire la procession, les fidèles se rassemblent devant la porte de l'église. Après la bénédiction des rameaux, c'est l'entrée solennelle dans l'église. La bénédiction des rameaux et l'entrée solennelle dans l'église évoque à la fois l'entrée de Jésus à Jérusalem et le jour eschatologique ou l'humanité entrera définitivement dans la Jérusalem céleste.  La bénédiction des rameaux tient lieu de préparation pénitentielle. La messe des rameaux et de la passion comporte un texte d'Isaïe (50,4-7) sur le serviteur souffrant et un texte de St Paul (Ph 2,6-11) sur le Christ abaissé, puis exalté. On fait ensuite une lecture de la passion, on lit un des récits évangéliques de la passion qui décrit les souffrances et la mort de Jésus. Cette lecture de la passion peut être faite à plusieurs voix d'une manière dialoguée (le narrateur, les différents personnages, la foule et les paroles de Jésus). Elle peut être faite aussi en changeant de lecteur aux différents épisodes. La lecture de la passion, un peu longue, que l'on écoute debout nous fait participer à la passion de Jésus. Au moment de la mort de Jésus, on est invité à s'agenouiller quelques instants dans une attitude d'adoration.

     

    Conclusion

     

    Informations complémentaires sur le dimanche des Rameaux

     

    Remarquons d'abord que ce n'est pas le même texte, car le Vendredi saint, on lit la passion selon St Jean (18/1 - 19/42). Le dimanche des Rameaux est aussi le dimanche de la Passion, car il ne faut pas séparer la mort du Christ et sa glorification. Il y a aussi une raison pastorale pour lire le récit de la passion le dimanche des Rameaux.  En effet, pour bon nombre de personnes qui vont à la messe des rameaux,  et qui ne vont pas à la célébration du vendredi saint, on les faire entrer ainsi dans la semaine sainte. Le jour des rameaux après la messe, les fidèles rapportent chez eux les rameaux bénis. Ils en ornent les crucifix de leur maison ou bien ils portent le buis au cimetière sur les tombes de leurs défunts comme signe d'espérance et de foi en la résurrection. L'après-midi, autrefois, on allait aussi placer un brin de rameaux à l'entrée de chaque champ pour que la récolte soit abondante et de bonne qualité. On brûle traditionnellement les rameaux secs le premier jour du carême l'année suivante. On peut apporter à la paroisse les rameaux secs de l'année précédente. 

     


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  • Journée diocésaine des moyens de communication sociale

      ANALYSE DE LA SEMAINE DES MOYENS DE COMMUNICATIONS SOCIALES

     

    « Aidons nos agents de communication à se former, à s'équiper et à nous informer »

     

                La semaine nationale des moyens de communications sociale(MCS) qui a débuté le 21 février et a pris fin le 28 février 2010 avait pour thème : « Le prêtre et la pastorale dans le monde numérique : les nouveaux médias au service de la parole ». La messe d'ouverture pour le diocèse de Grand Bassam s'est déroulée le dimanche 21 février 2010 à la paroisse sainte François d'Assise de Koumassi et a pris fin le 28 février 2010 pour le secteur d'Abidjan à la paroisse saint Joseph d'Artisan. Ici, il nous convient de présenter une analyse de cette semaine dite semaine des communicateurs. Les communicateurs sont sujets de brimades de tous ordres, de part et d'autre, parce qu'ils ont pris la plume comme arme pour former et informer la population...voire le peuple de Dieu. Combien de fois avons-nous vus certains articles censurés ?  Combien de fois avons-nous vus des articles suscités des polémiques ? Combien de fois avons-nous vus des agents de communication abandonnés à leurs tristes sorts par leur  curé, par leur conseil paroissial, par les fidèles... Des jeunes gens, pour l'amour d'écrire et se faire lire, ont décidé d'accorder leurs temps libres au service du peuple de Dieu n'ont point réussi un bravo d'encouragement mais des remontrances parce que leurs écrits touchent une tierce personne. Tous oublient que les moyens de communication sociale est un sûr moyen pour la catéchèse. Pour cela, l'église doit se l'approprier. Et le père Ernest KOUADIO, directeur de la Radio Nationale Catholique d'ajouter que « le Pape veut les prêtres conduisent le peuple à travers les moyens de communication sociale. Il n'est pas question que l'église soit en marge de ceci ». N'oublions pas qu'il n'y a pas de communauté sans communication ; la communication est très importante surtout pour l'évangélisation et ceci doit être l'outil des prêtres. « Les moyens  de communication ont leur langage. Le prêtre doit connaître le langage des NTIC pour pouvoir communiquer avec les jeunes d'aujourd'hui. Si on ne connaît pas le langage des cyberespaces, il sera difficile de parler le langage de ces cyberespaces. Aujourd'hui, il a dans les diocèses une sorte de prise de conscience et de formation continue des prêtres pour utiliser ces médias. Je pense que le Pape a vu loin, parce qu'aujourd'hui, l'internet relie tout en temps réel ; il n'y a pas de raison que l'église soit en retraite », et d'en renforcer. Quant au Père François N'GOUAN (aumônier dioc.des MCS) d'en renchérir en  disant que « le Pape invite les prêtres à envisager les nouveaux médias comme une aide à leur ministère » (cf. le charpentier n°0130, saint Joseph d'Artisan). Oui ! la semaine des moyens de communication sociale a permis de voir toutes les failles des structures de communication de nos paroisses. Failles dues aux agents de communications ; failles dues aux prêtres, refusant leurs apports ;  failles dues aux chrétiens, refusant de collaborer, etc. face à ces failles,  « il faut une union au niveau des MCS pour que nous soyons plus forts » a affirmé Julien KAKOU, fidèle de saint Joseph d'Artisan et rédacteur à la  Colombe. De cette semaine, on peut lancer cet appel : « aidons nos agents de communication à se former, à s'équiper et à nous informer ». A vous les communicateurs, il n'y a pas de beau métier que celui de prendre la plume ou le micro pour écrire et informer les autres. Alors continuez donc à informer le peuple de Dieu car les moyens de communication sociale est un sûr moyen pour catéchiser. Et comme l'a dit le curé de Saint François d'Assise, lors de l'ouverture, vous devez imiter Dieu car il est le communicateur par excellent.

    Didier Placide (ahemfiekasaba@voila.fr)


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  • Un souci de salut

     

    Les textes de ce 21ème dimanche du Temps Ordinaire ne nous laissent pas indifférents. Nous avons jubilé le dimanche passé avec la Vierge Marie et l'Abbé Patrice KOUASSI. Aujourd'hui, les textes nous interpellent et nous disent d'abord que Dieu vient rassembler toutes les Nations (Es 66,18-21), ensuite il encourage ceux qu'il aime (Heb.12, 5-7─11-13), et enfin que le salut est universel et que la porte d'entrée est étroite (Luc 13,22-30). De ces textes, nous voyons que la question du salut préoccupe aujourd'hui les hommes comme hier les disciples de Jésus-Christ. Au fond, chacun de nous s'est posé un jour ou l'autre, pour lui-même, cette question : « est-ce que je serai sauvé ? »

    C'est peut-être, pour une part, ce qui motive un certain nombre de nos attitudes religieuses. A voir le succès de certaines sectes actuelles, qui ont comme principal argument qu'il n'y aura qu'un petit nombre de sauvés (par exemple les témoins de Jéhovah, pour qui, il n'aura que 140 mille élus), à voir la réponse de nombreuses personnes à cet appel à une conversion, à un changement de vie... Aujourd'hui, on peut se dire qu'il y a au cœur des hommes un souci de leur propre salut.

    N'y aura-t-il que peu de gens à être sauvés ? La réponse ne doit pas oublier que cette question est posée alors que Jésus marchait «  vers Jérusalem », le lieu de son destin. Jésus répond en deux manières. D'abord, il déplace la question pour dire que le salut n'est pas une question de nombre mais de désir fort, voire de combat intérieur. Puis, il dit qu'il faut se dépêcher car la porte ne va pas rester ouverte longtemps. La venue du royaume de Dieu entraîne vraiment un renversement des valeurs humaines et religieuses : « les premiers seront les derniers...les derniers seront les premiers... ».

    Nous savons que Christ, sur la croix, est mort pour le salut du monde, mais ce n'est pas de le dire ou de dire que nous sommes de bons catholiques (nous allons à la messe, nous communions) que nous serons sauvés. Pour être sûr d'être sauvé, c'est d'abord veiller sur soi-même en sorte d'être sauvé, avant de se poser la question du salut ou de damnation des autres : « Qu'as-tu à regarder la paille qui est dans l'œil de ton frère ? Et la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ? » Mt7, 3. Et cela demande une conversion urgente, un amour du prochain, une annonce de la Bonne Nouvelle. Cela signifie que nous devons prendre conscience de notre péché, et de notre état naturel de rébellion contre Dieu, nous en détourner délibérément, et lui demander de nous pardonner à cause du sacrifice de Jésus. Apprendre à combiner foi et bonne œuvre pour le prochain car « Tu vois que la foi coopérait à ses œuvres, que les œuvres ont complété la foi...» Jc.2, 22.

    Soyons attentifs aux textes de ce jour et surtout à l'homélie pour saisir les armes qu'il faut pour notre salut car il est aujourd'hui le souci des hommes. Le salut éternel qui consiste à échapper à la mort, et à vivre éternellement d'une vie sainte et heureuse dans une communion ininterrompue avec Dieu n'est pas l'apanage des hommes. Nul homme ne mérite ce salut, nul n'y a droit. Mais ce salut est offert gratuitement à tous les hommes qui se reconnaissent pécheurs et qui s'engagent à une conversion totale.

    Bonne célébration Eucharistique !

    Didier Placide


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