• L’ivoirité, le bouc-émissaire de la crise ivoirienne de 2000 à 2010.

     

    L’ivoirité, le bouc-émissaire de la crise ivoirienne de 2000 à 2010.

     

     

    Adou BOUATENIN

    Maître ès Lettres Modernes

    Université Félix Houphouët Boigny

    Côte d’Ivoire

    diderplacidus@hotmail.fr

     

    Introduction

     Être fiers ivoiriens , consommer ce qui est ivoirien, dire ou exprimer la manière d’être ivoirien, décrire la volonté du peuple ivoirien d’être et de vivre, exprimer une Côte d’Ivoire où l’Ivoirien se sent aise chez lui et l’étranger se sent ivoirien par sa manière d’être ; c’est cette idée que véhicule le concept ivoirité. Ce concept, qui semble, peut-on dire, une autre Négritude à l’ivoirien, est pris du revers de la main par les politiciens, les politiques et les politologues d’horizons divers, relayé par les médias (pro-)partisans comme une sorte d’arme, de bombe de discrimination, d’exclusion, d’xénophobie déversée sur le sol ivoirien. Une bombe déclenchée dont les initiateurs, paniqués, ne savent plus comment la désamorcer. Ils se lancent la pierre. Les plus futés se sont donc saisis de cette arme pour fonder le soubassement de leur idéologie politicienne afin de gagner la faveur des occidentaux et des américains, ceux qui hier ont brandi la carte de séjour . Ceux qui se disent socio-nationalistes, et qui voulaient redonner le blason de l’ivoirité, ont été vus d’un mauvais œil, et traités de xénophobes et dictateurs, parfois emprisonnés ou assassinés. Rappelons la situation socio-politique de la Côte d’Ivoire de 1999 à aujourd’hui. En effet, le 24 décembre 1999, le coup d’état contre Bédié est « intervenu dans une crise identitaire profonde au concept d’ivoirité ». Par ce coup d’état, le général Robert Gueï arriva au pouvoir suprême. En 2000, il organisa un référendum relatif à la modification de la constitution. Ce référendum eut lieu le 23 juillet 2000, et promulgué le 07 août 2000. Ce fut la rage lutte autour des conjonctions de coordination et /ou pour savoir si le candidat à la présidentielle devrait être Ivoirien de père et de mère Ivoiriens ou l’un des parents doit être Ivoirien. Tous les politiciens se sont accordés et ont appelé les militants à voter pour la conjonction de coordination et. Tous et sans exception, même ceux à qui, semblait-il, que ce concept est destiné. Dans la même année, Laurent Gbagbo est élu au suffrage universel aux élections présidentielles qui l’opposait au général Robert Gueï, parce qu’Alassane Ouattara et Bédié ont respectivement une nationalité douteuse et un long exil. À peine installé, « le 19 septembre 2002, une partie de l’armée s’est à nouveau rebellée, prenant le contrôle de la moitié du pays »  avec les mêmes raisons qui ont évincé Henri Konan Bédié du pouvoir. Laurent Gbagbo joue le jeu, négociation, dialogue par là et par ici, et se maintient au pouvoir jusqu’en 2010 où la constitution (voix du peuple) lui donne le pouvoir à nouveau qui est arraché par la communauté internationale, à sa tête la France et les États-Unis d’Amérique (version internationale de la voix du peuple) pour le remettre à Alassane Ouattara. Ce dernier, auparavant avait dit « lui-même justifié son éviction devant les parlementaire français par son appartenance à la religion musulmane.»  Devant cet agissement du mentor du Rdr (Rassemblement Des Républicains), Mamadou Ben Soumahoro a demandé « le départ d’Alassane Dramane Ouattara [du Rdr] et [a dénoncé] l’amalgame entre politique, religion et ethnie. »  Le 11 avril 2011, Laurent Gbagbo arrêté par la licorne de la France est remis aux Forces Nouvelles d’Alassane Ouattara, et quelques jours à la Cour Pénale Internationale laissant seul maître du navire ivoire Alassane Ouattara. Ainsi pris fin la soi-disant crise identitaire. Cependant à peine installé par la communauté internationale, Alassane Ouattara baptisa sa politique de « rattrapage ethnique », qui semble le nouveau visage de l’ivoirité politisée avec ses corollaires adoption du code foncier, de nationalité, etc. par le parlement ivoirien. Ce contexte socio-politique en Côte d’Ivoire nous fait dire que le concept de l’ivoirité est un bouc-émissaire de la crise identitaire en Côte d’Ivoire. Au-delà de tout ce qui précède ou ce que nous avons dit nous pensons que l’ivoirité, quel que soit ce qu’on dira exprime la quête perpétuelle d’identité du peuple ivoirien. Cela nous amène à poser cette problématique : l’ivoirité n’est-il pas une expression du nationalisme ? Existe-il une différence entre l’ivoirité et le nationalisme ou y’a-t-il une convergence entre les deux ?

     

    1- L’ivoirité, l’expression du nationalisme

     Considéré l’ivoirité comme l’expression du nationalisme revient à remonter la pente des origines de concept et montrer qu’il s’agit d’un sentiment exprimé dans l’exaltation d’une doctrine politique nationale. Félix Houphouët Boigny voulut que tous les ressortissants ivoiriens se sentent chez eux sur l’ensemble du territoire national, et que les étrangers puissent être intégrés à la nation, et pourtant certains groupes ethnies étaient quant eux « laissés pour compte ». En 19780, les bétés, peuple de l’ouest de la Côte d’Ivoire, proclamèrent la République d’Eburnie qui regroupait toutes les populations de l’ouest sous leur tutelle. Pour désamorcer ces revendications, en 1978, Félix Houphouët Boigny créa le ministère du travail et de l’ivoirisation. Ce ministère a favorisé l’ivoirisation des emplois dans la fonction publique et dans les entreprises privés en coordonnant cette politique de préférence nationale au discours d’intégration des étrangers. C’est-à-dire seuls les Ivoiriens ont droit aux emplois dans la fonction publique et dans les entreprises privées. Voyant dessiner à l’horizon l’ivoirisation des emplois en Côte d’Ivoire, Dieudonné Niangoran Porquet, en 1974 dans le journal Fraternité Matin utilise pour la première fois dans un article intitulé Ivoirité et authencité pour parler du caractère ivoirien des emplois, l’authencité de l’Ivoirien ou ce qui est authentique chez l’Ivoirien . La mort du père de l’indépendance marqua l’abandon de la politique de l’ouverture et d’intégration. Henri Konan Bédié  qui arriva au pouvoir, en tant que le dauphin de la constitution ivoirienne activa la rhétorique ivoiritaire. Selon Henri Konan Bédié, « la conception de l’ivoirité veille à se présenter comme une réflexion sur l’identité ivoirienne, détachée de toute considérations discriminatoires, comme instrument d’harmonisation de la diversité culturelle ivoirienne, sans rejet ni exclusion. » Il dit en substance que « quel que soit notre ethnie, notre religion, notre région, notre race, est promise à tous, même aux étrangers pour autant qu’ils embrassent la culture ivoirienne. » L’ivoirité est donc la valorisation de la culture ivoirienne, donc nationale.

     L’arrivée au pouvoir de Laurent Gbagbo en octobre 2000 marqua une nouvelle étape du concept d’ivoirité. Ce concept sera politisé : la Côte d’Ivoire aux Ivoiriens. Il dira que la Côte d’Ivoire n’est pas la sous-préfecture de la France ou qu’il n’est pas le sous-préfet d’un pays quelconque. Car « tout compte fait, c’est le peuple de Côte d’Ivoire qui veut l’ivoirité », se justifie-t-il. Aujourd’hui, (à partir de 2010), Alassane Ouattara , semble la victime de l’ivoirité, étant donc le seul maître du navire, accentue le concept et le rebaptise. Selon lui l’ivoirité est dénudée de sens et de signification, ce qui va mieux avec sa politique, c’est le rattrapage ethnique, car les gens du nord ont été biaisés et vus comme des étrangers. Quels que soient les sens qu’on aura à donner au concept ivoirité, quels que soient les sentiments prouvés au concept, l’ivoirité est ce sentiment national d’appartenance culturelle de la Côte d’Ivoire que l’on ne peut extirper des entrailles des Ivoiriens. C’est donc l’identité culturelle des Ivoiriens intègres d’où découlent les valeurs d’un peuple empreintes d’hospitalité, de tolérance et d’ouverture sur les autres, à telle enseigne que Léopold Sédar Senghor l’employa en 1971 à l’amphithéâtre Léon Robert de l’Université d’Abidjan, actuelle Université Félix Houphouët Boigny pour louer le brassage culturelle en Côte d’Ivoire . Les ivoiriens sont toujours en quête d’une identité nationale, et l’outil trouvé fut l’ivoirité. Les hommes de mauvaises intentions l’ont réduit en un outil de destruction condamnant ainsi Bédié, Gueï, Gbagbo et les Ivoiriens au silence tombal. La politique a enlevé aux Ivoiriens l’idée nationaliste et consciente d’appartenir à une communauté d’idéal, d’intérêt et de travail, de se sentir Ivoirien, la fierté d’être Ivoirien. Assimiler l’ivoirité, une manière d’être à l’exclusion, à la xénophobie, c’est refuser d’être Ivoirien ; c’est refuser l’identité propre aux Ivoiriens et à la Côte d’Ivoire, c’est avoir la mauvaise foi, et la communauté internationale et certains hommes politiques ne l’ont pas compris. L’ivoirité est mal comprise. Pourquoi avoir donc honte de vivre son ivoirité, sa façon de se présenter au monde, et de se distinguer des autres citoyens du monde ? Ce n’est pas la manière d’être de tout un chacun qui fait la beauté de la diversité culturelle ? Pouvons-nous entendre dire les sympathisants de l’ivoirité.

     Nous concluons en disant que l’ivoirité est la fierté légitime que les Ivoiriens éprouvent d’être citoyens d’un pays qui s’appelle la Côte d’Ivoire ; le comportement, la façon des Ivoiriens de s’habiller, de manger, de danser, de vivre… l’étranger qui se sent dans cette manière exprime son ivoirité. C’est l’expression du nationalisme ivoirien, peut-on dire. Cependant, il semblerait que l’ivoirité et le nationalisme sont des termes très différents vus leur appréhension.

     

    2- L’ivoirité et le nationalisme : divergente ou convergente ?

     

     L’ivoirité est née dans le souci de donner une identité culturelle aux Ivoiriens or si nous nous attardons sur le sens du nationalisme, nous verrons qu’entre l’ivoirité et le nationalisme, il n’existe à vraiment dire pas de divergence. En effet, le nationalisme s’attache à défendre l’héritage intellectuel, moral, politique, religieux, culturel et artistique, qui définit le génie national et fait qu’une nation est différente de tout autre, de même qu’un individu est différent de tout autre, avec sa personnalité propre. Par exemple un Ivoirien n’est pas un Ghanéen, parce que tous deux ont de cultures différentes. Le nationalisme, de façon générale, prône l’unité de la communauté nationale en fonction d’un ou plusieurs critères objectifs (ethniques, culturels, linguistiques et/ou religieux) et de critères subjectifs (le sentiment national d’être unique…), construite au fil du temps ; c’est-à-dire le nationalisme valorise l’appartenance communautaire souvent pour se distinguer d’un autre ensemble, parfois pour s’y opposer. Quant à l’ivoirité, elle était ce sentiment national des Ivoiriens de se distinguer des autres groupes de la sous-région africaine. Dans sa conception première, elle défendait une identité nationale face à une agression extérieure (La Côte d’Ivoire est le pays de la sous-région où le taux des étrangers est élevé que le taux des autochtones). C’est donc la volonté du peuple ivoirien d’avoir une identité commune, d’être authentique, pas de sangs mêlés qui a engendré l’ivoirité. Car « tout compte fait, c’est le peuple de Côte d’Ivoire qui veut l’ivoirité ». Là nous pouvons dire que l’ivoirité est une sorte de nationalisme en Côte d’Ivoire. Le dire et le faire sont deux choses difficiles à concilier. Henri Konan Bédié fera de l’ivoirité une sorte d’ethnocentrisme. En effet, l’ethnocentrisme est une tendance, plus ou moins consciente, à privilégier les valeurs et les formes culturelles du groupe auquel l’on appartient. Dans Les chemins de ma vie, Bédié affirme que le groupe habilité à gouverner est le groupe Akan, groupe dont il est issu, et que dans ce groupe c’est le peuple Baoulé qui a droit à la gouvernance, le groupe ethnique dont il est. L’on comprend dès lors qu’en Côte d’Ivoire, c’est le peuple Baoulé qui est habilité à gouverner. Bédié fera une politique de préférence, et les autres sont exclus. L’ivoirité, sous ère Bédié, n’a rien avoir avec le nationalisme mais l’ethnocentrisme, plus dangereux que le nationalisme. Avec Laurent Gbagbo, l’ivoirité semble disparue. L’on ne parle plus d’ivoirité mais de patriotisme. Quant au patriotisme, elle est la tendance qui s’attache à défendre l’intégrité du sol national en cas d’invasion lors d’une guerre. En effet en 2002, deux ans après son arrivée à la magistrature suprême, une partie de la Côte d’Ivoire est occupée par un groupe armé (la rébellion au Nord, Ouest et Centre). Alors de part et d’autre, on a assisté à la formation des groupes de jeunes : Forces nouvelles d’un côté, désignant les rebelles dont le porte-parole est Kigbafori Guillaume Soro (actuel président de l’Assemblée Nationale ivoirienne), et les loyalistes et la Galaxie patriotique de l’autre côté, partie sous contrôle de l’État ivoirien. La Galaxie patriotique avec Charles Blé Goudé prétendait défendre la partie agressée par les rebelles venus des pays voisins, le Burkina Faso, le Mali, la Guinée (Conakry) le Libéria, avec les mains nues. Les jeunes endoctrinés par les idéaux de liberté, d’émancipation politique et économique, de nationalisme, étaient montés contre les étrangers en particulier, et la France en général. Laurent Gbagbo se disait un nationaliste engagé et avait une haine contre la France pour ses ingérences politiques et économiques. En ce temps-là le slogan patriotique était « La Côte d’Ivoire aux Ivoiriens. » Voyant donc la popularité de Laurent Gbagbo (aimé par la jeunesse ivoirienne), son image sera ternie par la politique chiraquienne  et sarkozienne sur le plan international. S’ils le laissent, leur candidat ne sera jamais président. Alors toutes les vives coupées, embargos sur embargos le forçant à démissionner. Il va tenir bon jusqu’en 2010, à telle enseigne qu’on dira qu’il a une armée fidèle, une jeunesse fanatique…Mais où était cette armée fidèle le 11 avril 2010 ? Où était cette jeunesse fanatique le 11 avril 2010 ? Nulle part ! Il sera accusé de dictateur et de réveilleur de l’ivoirité. Alassane Ouattara est enfin au pouvoir, lui qui se disait être victime de l’ivoirité. Doit-on rappeler les conditions dans lesquelles il est arrivé à la magistrature suprême, et dans lesquelles Laurent Gbagbo s’est retrouvé à la Cour Pénal International à la Haye ? Non ! Car le peuple ivoirien sait que c’est la Communauté Internationale qui l’a investi (la cour constitutionnelle l’a investi sous la contrainte de la communauté internationale). À peine installé, sur une chaine étrangère (France 24), il affirme faire de sa politique une politique de rattrapage ethnique. Soyons sincères ! Tous les directeurs des institutions étatiques de la Côte d’Ivoire ont des noms à connotation nordiques. Pour dire que rattrapage ethnique c’est une politique de préférence au même titre que celui de l’ivoirité de Bédié. Comment peut-on appeler cela ? De l’ethnocentrisme ? De la discrimination ? À vous d’y répondre. En tout cas avec Alassane Ouattara, l’on ne parlera plus d’ivoirité ni de patriotisme. La notion d’ivoirité a disparue laissant place au rattrapage ethnique et à l’émergence républicaine. À y voir de près, l’ivoirité de Bédié et le rattrapage d’Alassane Ouattara se ressemblent et s’assemblent, ne dit-on pas qui s’assemble se ressemble. Entre l’idéologie d’ivoirité et la quête identitaire nationale, l’agissement des politiciens ivoiriens confirme la thèse que l’ivoirité n’est une sorte de nationalisme, mais un stratagème pour se faire applaudir par le peuple et par la Communauté Internationale, et surtout pour son propre compte. Comment peut-on comprendre qu’à une époque en France, on demandait aux Français de consommer français, c’est-à-dire les produits français (cela est très normal), et en Côte d’Ivoire, demander aux Ivoiriens de consommer ivoiriens, qu’on trouve cela anormal ? Doit-on changer l’hymne de la Côte d’Ivoire (Fiers Ivoiriens le pays nous appelle) ? N’est-ce pas cette fierté qui fait l’ivoirité ?

     En Côte d’Ivoire, dire à un étranger qu’il est étranger, c’est un crime. C’est un constat général, surtout aux Maliens, aux Guinéens, aux Burkinabès… À ceux ne dit jamais qu’ils sont étrangers. Or en Côte d’Ivoire pour être Ivoirien c’est très simple. L’étranger qui veut être Ivoirien doit épouser les valeurs culturelles de la Côte d’Ivoire et demander la nationalité. Comme il est difficile pour eux de s’adapter aux réalités de la Côte d’Ivoire, de s’intégrer dans le tissu social ivoirien, à la culture ivoirienne, alors ils vont brandir l’ivoirité comme un objet d’exclusion, de xénophobie… En Côte d’Ivoire, les Ivoiriens demandent aux étrangers de reconnaître qu’ils sont étrangers et qu’ils se tiennent hors de la politique de Côte d’Ivoire, ou dans le cas contraire qu’ils demandent la nationalité en se soumettant aux lois du pays. La volonté d’être ivoirien qu’affichent les étrangers, et la volonté des Ivoiriens d’être eux-mêmes en adoptant les étrangers qui veulent être ivoiriens par la législation, c’est ce que l’on appelle ivoirité .

    De ce qui précède, à bien y voir de près, nous comprenons dès lors que l’ivoirité est un bouc-émissaire, parce qu’incomprise de tous et par tous, et utilisée au bon vouloir des politiciens.

     

    Conclusion

     « Un peuple sans histoire est un peuple sans identité », pour dire que ce sont les hommes, parce que partageant la même histoire, les mêmes intérêts,… ont décidé de s’unir pour former ce qu’on appelle nation (Groupe d’homme caractérise par la conscience de son unité [historique, sociale, culturelle] et la volonté de vivre en commun). Une nation a une identité définie sur des valeurs spécifiques, et l’identité de la nation ivoirienne est l’ivoirité. Nier une identité à tout un peuple, c’est considérer ce peuple comme un sous-peuple sans histoire, sans humanité. Et c’est ce qui est arrivé en Côte d’Ivoire avec la politique en faisant de l’ivoirité un instrument d’exclusion, de xénophobie. Nous pouvons dire pour conclure que l’ivoirité a été, est et continue d’être le bouc-émissaire dans les rapports entre les Ivoiriens et les étrangers dû à la mauvaise politique d’intégration et de nationalisation. Il est temps que la Côte d’Ivoire songe à cohabiter la nationalité de sang à la nationalité de sol (est Ivoirien tous ceux qui sont nés sur le sol ivoirien ayant au moins un parent ivoirien) afin de pérenniser l’ivoirité (l’identité nationale de la Côte d’Ivoire).

     

     

     

     

     

     

     

     

    Bibliographie

     

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    ELEN (Jolivet), l’ivoirité. De la conceptualisation à la manipulation de l’identité ivoirienne, s/d de Dominique Maliesky, 2002-2003

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    RFI-Côte d’Ivoire-Ivoirité : un concept devenu une mine flottante, disponible sur http ://www.rfi.fr/actufr/articles/037/article_19288.asp

    SMITH (Stephen), L'«ivoirité», concept à double tranchant. Il permet de se débarrasser des opposants politiques et des immigrés, disponible sur http://www.liberation.fr/monde/0101301253-l-ivoirite-concept-a-double-tranchant-il-permet-de-se-debarrasser-des-opposants-politiques-et-des-immigres

    SORO (Guillaume), Pourquoi je suis devenu rebelle, la Côte d’Ivoire au bord du gouffre 

     

     


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