• Jésus t'appelle et Marie, femme exemplaire

    Paroisse Saint François d'Assise                                                                         Décembre 2009

    Koumassi / Abidjan

    10 Bp 1323 Abidjan 10

    09 27 44 10 / 06 36 81 33

     

     

     

     JESUS T'APPELLE

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Présenté par Didier Placide

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    INTRODUCTION

               

                Appeler quelqu'un, c'est l'interpeller par son nom et lui dire quelque chose : on appelle un ami pour converser, pour discuter. Papa nous appelle pour nous envoyer comme le aussi Maman. Chacun de nous présent ici, s'est vu interpellé par son nom pour quelque chose. Pour ainsi dire qu'on n'appelle pas pour rien. L'appel est toujours pour une chose, pour un objectif...A  ces différents appels chacun de nous répond : «  oui, je viens » ou «  non, laisse moi en paix, tu m'agace». Aujourd'hui, on vous dit que «  Jésus t'appelle ». A lieu de répondre à son appel, on reste là à se demander :

    -Comment Jésus m'appelle ?

    - Pourquoi Jésus m'appelle ?

    - Qu'est-ce que Jésus attend de moi lorsqu'il m'appelle ?

    - Que doit être ma réponse ?

    - Comment dois-je répondre ?

    Ces réactions sont normales car Marie la mère de Jésus a agi de la même façon que  nous lorsque l'ange Gabriel lui a annoncé qu'elle enfantera un fils. Mais pour nous, c'est différent car nous savons qui est Jésus. Pour mieux appréhender le sens de « Jésus t'appelle », nous vous proposons comme plan du travail :

    • I- L'appel de Jésus.
    • II- La réponse de l'homme.

     

     

    I-                   L'APPEL DE JESUS

     

    On sait lorsqu'on a besoin d'une personne, on l'appelle. Ce n'est pas celle qu'on a besoin qui appelle la personne qui a besoin d'elle. C'est dans cette optique que Jésus fait le premier pas. C'est lui qui nous appelle.

     

    1-      L'appel de Jésus.

     

    On sait dans Matthieu 4,  18-22 que Jésus fut le premier à appeler ses quatre premiers disciples à le suivre en ces termes : «  venez à ma suite ». Cet évènement est fondateur pour l'église et le demeure pour nous.  « Venez à ma suite », une impérative qui va au-delà des quatre premiers disciples pour nous atteindre aujourd'hui. Oui, aujourd'hui, l'esprit de Jésus nous appelle. Et lorsque les premiers disciples ont entendu « venez à ma suite » ou « suis moi (Matthieu9, 9) », ils n'ont pas cherché à savoir qui est celui qui les appelle. C'est pourquoi le psalmiste affirme  « aujourd'hui, si vous entendez sa voix n'endurcissez pas votre cœur » Ps 95, 78. L'appel de Jésus s'adresse à notre cœur profond. C'est dans notre cœur que nous sentons l'appel de Jésus. Un appel impératif qui nous hypnotise que nous ne pouvons refuser. Pour dire que Jésus nous appelle pour nous éveiller à lui. Nous sommes séduits par son appel. On constate que Jésus ne nous appelle pas par notre nom comme Dieu l'a fait avec Samuel (1 Samuel 3, 1-6). Il dit « venez à ma suite » ou « suis moi ». Nous  avons dit ci-dessus que le type de ces phrases est l'impératif or savons que l'impératif sert à donner un ordre, une recommandation. A ce niveau, on peut dit que Jésus t'appelle avec autorité et son appel n'est pas inutile. Son appel est synonyme de mission car après avoir choisi douze personnes pour en faire ses disciples, il les envoya en mission (Matthieu 10, 5- 15). Comme les disciples, Jésus t'appelle aujourd'hui pour t'envoyer en mission. «  Comme le père m'a envoyé, moi aussi je vous vous envoie ». Jean 20,21.

     

     

    2-      Jésus pose ses conditions.

     

    Jésus fait suivre son appel d'une promesse : « Je vous ferai pêcheurs d'hommes ». De cet appel, il pose ses conditions. Sachons que Jésus ne s'impose pas à l'homme, il est au milieu de nous et chemine fidèlement avec nous. « Suis moi », Jésus par cet impératif montre qu'il est le maître, le centre de notre devenir. Pour cela il dicte ses principes que nous appelons conditions, et connus sous le nom des béatitudes (Matthieu 16, 24-28). Béatitude, à la catéchèse, on parle de code de bonne conduite ; et oui, c'est un code, une règle, une loi pour nous comporter bien. Il ressort de ces béatitudes que le Christ nous appelle à le reconnaître et à l'aimer en nous mettant à sa suite et à son service. C'est pourquoi il dit « Je suis le chemin, la vérité et la vie... » Jean 14, 6. Les conditions que Christ donne ne sont pas de lourds fardeaux car il dit  « Prenez sur vous mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur et vous trouverez le repos de vos âmes. Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau léger ». Matthieu 11, 25-30. Aussi à ces béatitudes, en ajoute-t-il pour dire que celui qui lui répond favorablement est celui qui met en pratique ce qu'il dit (Luc 6, 43-49).

    Il ne commence pas par nous apprendre quelques idées sur ce qu'il est ou ce que nous sommes, il nous dit  « suis moi » et après il nous dit comment le suivre : «  si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même et prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive... » (Luc 9, 23-27). Oui, se renier, c'est le fait d'abandonner une chose, une quête, un objectif, un but ; c'est le fait de prendre conscience de nous même pour détruire notre personnalité terrestre sujette de vanité, d'orgueil, de désir (Colossiens 3, 5-8) ; c'est avoir de nouvelles attitudes reflétant le christ, c'est enfin se pardonner  d'abord, faire violence sur soi-même et pardonner ensuite les autres et faire taire en soi le Moi égoïste.

    C'est en acceptant ces conditions que nous pouvons dire « oui » à l'appel de Jésus.

     

     

    II-                LA REPONSE DE L'HOMME

     

    A la catéchèse, on dit que c'est Dieu qui donne la possibilité à l'homme de répondre à son appel. Aujourd'hui, cette possibilité donnée à l'homme  est encore valable, mais laisse ce dernier à bien réfléchir avant  de dire « oui ». Le « oui » de l'homme n'est pas  un « oui » immédiat comme celui de Marie à l'ange Gabriel ou comme les premiers disciples de Jésus. C'est un « oui » qui respect notre être.

         

    1-      La conversion

     

    Nous voici dans le quatrième dimanche de l'avent. Cette période avant Noël est pour nous une préparation pour accueillir Jésus. Or accueillir quelqu'un, c'est être favorable pour son arrivée. Et Jean le Baptiste de nous dire de nous convertir (Matthieu 3, 1-12). Lorsqu'on nous dit « Papa t'appelle », on passe en revue tout ce qu'on  a fait ou posé comme actes mauvais avant de répondre. Tel est le cas aujourd'hui, lorsqu'on te dit « Jésus t'appelle ». Passer en revue tout ce qu'on a fait ou posé comme actes mauvais est ce qu'on appelle la conversion. Pour répondre à Jésus, pour l'accueillir, c'est accepter de repartir à zéro ; de balayer sa vie passée ; d'abandonner ses vices, ses défauts ; de revoir ses mauvaises fréquentations et ses mauvaises habitudes, son langage...Voici la conversion dont nous parle Jean le Baptiste. La conversion est véritable lorsqu'on associe la foi et la prière car elles vont la main dans la main, et sont inséparables. C'est-à-dire qu'on ne peut pas parvenir à abandonner ses vices sans la foi et la prière. Il y a tant de choses à détruire en nous pour répondre à Jésus. C'est à travers une conversion totale, un renoncement du Moi égoïste, un refus de s'afficher par rapport à l'autre que nous disons « oui » à Jésus (Jean 3, 3-8).

    2-     Le service

     

    « Si l'un d'entre vous veut être grand, qu'il se fasse votre serviteur... »Matthieu 20, 26-28. En ces termes, on constate que nous sommes appelés à être des serviteurs. Or un serviteur ou une servante est une personne qui rend un service. C'est dans le service qu'on répond ou qu'on dit « oui » à Jésus. En Noël, on nous dit « Jésus est né » or voilà deux mille neuf années que Jésus nous est né, et qu'il a promis d'être avec nous et pourtant on continue à célébrer sa naissance. On dit tout simplement, pour quelqu'un qui ignore le sens de Noël, que ceci est dépassé voire archaïque. Oui, c'est démodé le fait de célébrer encore la naissance de Jésus et pourtant on le fait. Parce qu'en tant chrétien cela a une grande signification pour notre vie. La naissance de Jésus prend tout son sens, toute sa signification, toute sa réalisation,  comme sa bientôt venue se réalise lorsqu'on rend un service. Oui, le service, dans le service on réalise la naissance et la venue de Jésus. Le service dans lequel on répond Jésus n'est pas le service dans lequel on tend la main pour recevoir quelque chose (Jean 13, 12-15). Notre « oui » à Jésus correspond à nos œuvres car «  la foi sans les œuvres est une foi morte » (Jacques 2, 14-19). Dans les œuvres on se réalise et on réalise les autres pour dire dans le service on heureux et on rend heureux les autres.

    Aussi, l'homme est-il de nature sociable depuis Adam et Eve (Genèse 2, 20-24). De cette nature sociable, l'homme est donc appelé à être serviable. Lorsqu'on dit « Jésus t'appelle », on te demande autrement « es-tu  serviable ? ». Si votre réponse est « non », ce qui veut dire que vous avez refusé l'appel de Jésus ; si par contre votre réponse est « oui », vous avez accepté l'appel de Jésus. Etre serviable, c'est aimer l'autre et dire « oui » à l'autre ( Colossiens 3, 23-25).

     

    3-      L'amour

     

    « ..Aimez vous les uns  les autres comme je vous ai aimés. Il ne peut pas y avoir de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis, et vous, vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande » (Jean 15, 12-14). L'amour qui doit être la réponse à l'appel de Jésus n'est l'amour charnel, sensuel ; c'est un amour profond qui permet de s'oublier et de penser aux autres. En Anglais, on a « like » pour amour charnel, sensuel et «  love » pour amour don de soi or en français, il n'y a pas de mot pour désigner l'amour don de soi. C'est à l'amour don de soi que Jésus nous appelle, et c'est pour le répandre qu'il nous envoie. C'est de cet amour que veut Jésus lorsqu'il demande à Pierre « ...m'aimes-tu ? » Jean 21, 15-17. Un amour total, un amour qui ne fait pas du mal à l'autre (1 corinthiens13, 4-8). Aimer, c'est aussi accepter ses ennemis et les pardonner pour en faire des amis (Matthieu 5, 38-48). «  Une revêtus ainsi vous ferez de l'amour votre ceinture pour que l'ensemble soit parfait. Alors la Paix du Christ régnera en vos cœurs : c'est pour ce but que vous avez été appelés et que vous êtes en un seul corps. Soyez reconnaissants ! » Colossiens 3, 14-15. Appelé à aimer «  que l'amour soit notre loi » (Ephésiens 5,2), notre réponse éternelle et notre principe de vie de tous les jours.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    CONCLUSION

     

    Aujourd'hui, lorsqu'on dit « Jésus t'appelle », on constate que cet appel ne se limite pas aux moments où nous écoutons la Parole de Dieu à la messe ou la lisons dans les Saintes Ecritures. Jésus nous appelle lorsqu'on fréquente les mouvements ; lorsqu'on prie en communauté, en famille et en communion ; lorsqu'on renonce nos vices ; lorsqu'on cultive le respect, l'obéissance, le pardon, l'amour don de soi ; lorsqu'on vit le service sans lendemain. Bientôt c'est Noël or Noël, c'est accepter Jésus qui vient et non achéter des jouets. Accepter donc Jésus, c'est visiter les malades ; c'est accepter les pauvres de cœur et d'âme ; c'est tendre la main aux rrejétés ; c'est donner une famille à l'orphelin, ...Changeons nos cœurs en ce jour et répondons à l'appel de Jésus car en lui, on aura la vie éternelle et notre pain quotidien. Aujourd'hui, soyons prêts pour dire «  Parle, Seigneur, ton serviteur écoute... » Samuel 3,9.

     

     

     

    Faisons cette prière ensemble

     

    Cher Jésus, je sais que j'ai besoin de ton aide et que je ne peux pas me sauver moi-même. Je crois que tu es le Fils de Dieu. S'il te plait reviens   dans mon cœur. Pardonne-moi pour tous les péchés que j'ai commis et donnes-moi ton cadeau de vie éternelle. Aides-moi à aimer et à vivre pour toi, à avoir soif de Ta Parole et à partager ton Amour avec les autres.

     

     

     

    Marie : femme exemplaire

    MARIE : une femme exemplaire

    « Je suis la servante du seigneur.  Que tout se passe pour moi comme tu me l'as dit »Luc 1, 38

     

    .           En tournant peut-être le nom Marie  trouvera-t-on AIMER pour dire que MARIE est une femme d'amour, elle est amour c'est pourquoi par amour, elle a répondu favorablement à la proposition de DIEU (Luc 1,26-38). De  cet amour est né un grand amour, un pur amour qui s'est traduit par la mort sur la croix car il n'y a pas de pur amour que de donner sa vie pour celui ou celle qu'on aime. Et Jésus Christ l'a démontré mais avant lui sa mère, elle qui a accepté d'être la risée de tout le monde. Si l'on dit « tel père tel fils », alors l'on dira aussi  « telle mère tel enfant » car l'éducation d'un enfant dépend de sa mère. Le devenir d'un enfant est prédéfini peut-être d'avance par sa mère car entre la mère et l'enfant règne un parfait amour et de cet amour naît un pur amour. Voici en quelque sorte le mythe du nom de Marie, une femme simple, paysanne, pauvre, chantée par toutes les générations.

     

                Sachant les risques de son engagement, elle s'est donnée corps et âme à l'épanouissement de Jésus. Pour mieux comprendre son rôle de mère, essayons d'analyser l'acceptation et son engagement de mère. En effet, la vie de Marie a été écrite par l'évangéliste Luc. En appliquant à Marie une : « comblée de grâce » désignant Jérusalem, Luc voulut montrer que Marie est en sa personne la nouvelle Jérusalem. C'est en Marie que se réalise définitivement l'alliance de Dieu et de l'humanité qui a échoué avec la première Jérusalem. Lorsque l'ange Gabriel vient à elle et lui parle en ces termes : « le seigneur est avec toi... », elle fut bouleversée, elle se demande ce que signifie cette salutation. La réaction de marie est très saine : « comment cela peut-il se faire, puisque je connais pas aucun homme ? » car elle était fiancée déjà à Joseph et elle n'avait pas encore eu de rapport sexuel d'où sa virginité. Jérusalem n'est-elle pas l'épouse de Dieu ? Marie comprend alors qu'il se passe quelque chose de tout à faire nouveau, et elle accepte les noces en disant : « je suis la servante de mon seigneur, qu'il soit fait selon ta volonté (Luc1, 26) ».  A partir de cet instant, Marie accepte d'être la mère du fils de Dieu et de s'engager à l'épanouissement de ce dernier en tant que mère protectrice. Marie, qui attend son enfant, est en chemin avec Joseph vers Bethléem pour le recensement (Luc2, 1-5). Là-bas, son enfant vient au monde dans des conditions précaires et humiliantes pour un enfant qu'on prétend être le fils de Dieu. Elle conserve cela avec soin dans son cœur (Luc2, 19). Quarante jours plus tard, Marie et Joseph emmènent leur fils à Jérusalem pour le présenter au temple afin de le consacrer au seigneur, c'est là qu'elle saura que Jésus sera pour elle une épée (Luc2, 22-38). En plus à douze ans, Jésus quitte ses parents, ces derniers désespérés le cherchent durant trois jours et le trouvent enfin au temple. Cet évènement là, Marie le garde dans son cœur (Luc 2, 51). En tant que mère, Marie a intervenu auprès de son fils âgé de trente ans à cana, en Galilée en faveur des mariés (Jean 2, 1-11). Enfin à la croix, l'on remarque la présence de Marie, en larme regardant son fils et là ce dernier la confie au disciple Jean afin qu'elle ne le regrette pas mais qu'elle soit la mère de tous en partageant ses mystères (ceux de Jésus). Elisabeth, la cousine de Marie, la voyant venue à sa rencontre lui dit « tu es bienheureuse parce que tu as cru à la parole de Dieu (Luc 1, 45) », ceci montre la grande foi de Marie. Et à chaque fois qu'elle est en face de Jésus, elle aussi fait sa profession de foi confère les noces de cana. Dans cette dernière partie de l'étude, il convient de montrer que Marie est une femme totalement dévouée et spirituelle, qu'elle est un modèle pour notre cheminement spirituel. Pour cela, analysons la vie de Marie. En effet, Marie a trouvé grâce auprès de Dieu, ce qui fait d'elle une sainte (Luc 1, 28). Ce n'est pas parce qu'elle est le choix de Dieu qu'elle fait fi de ses habitudes, au contraire elle est restée simple, serviable (Luc 1, 39-45/ Jean 2, 1-11), obéissante et fidèle (Luc 1,38 /Luc 2, 9/Luc 2, 51), discrète et humble (Luc 2,22), courageuse (Jean 2, 5-11/Luc 2, 35) et pure car chaque jour, elle priait (Luc 2, 19/Luc 2, 51). Marie, en tant que mère de tous les chrétiens (Jean 19,26-27) était une femme pleine d'espérances (Actes 1, 14) et remplie de joie du Christ (Luc 1,46-56), elle nous invite à l'imiter afin de fortifier notre foi, et à marcher avec elle afin de mieux saisir le sens du mystère de son fils Jésus Christ, notre seigneur. En d'autre terme, nul ne peut prétendre connaître réellement Christ sans pénétrer dans le secret d'une mère qui est Marie.


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