• DU MANQUE DE VOLONTE

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Didier Placide

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    « Dieu créa l'homme à son image,

    à l'image de Dieu il le créa,

    homme et femme il les créa »

    Genèse 1,27

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

             Supposons que les hommes sont crées à l'image de Dieu, que les hommes sont dotés d'une intelligence comparable à celle de Dieu.

    Supposons qu'il n'y a pas d'hommes imbéciles, sots et inintelligents mais des hommes capables de déplacer une montagne, capables de faire des choses extraordinaires, capables de faire des merveilles. Hélas, c'est à peine que nous trouvions des hommes audacieux pour relever les grands défis de ce siècle. « Ceux qui luttent sont ceux qui vivent ». Pour être parmi les grands, il faut du courage, de l'audace, de l'orgueil, en un mot de la volonté.

    Tous les hommes sont nés intelligents, car à l'image de Dieu, et ils sont susceptibles à accomplir ce qui impossible..., mais ce qui leur manque, c'est la volonté. Qu'est-ce que la volonté ? Comment susciter la volonté chez l'homme ? Tant d'interrogations que l'on se pose. Les grands pédagogues ont, tous, penché leurs réflexions sur l'éducation. Et tous sont unanimes que l'éducation d'un enfant ou d'un homme est un travail complexe. On peut se trouver à inculquer le savoir à un groupe de cancres dont le résultat est en deçà de ce que l'on escomptait. Doit-on abandonner ou continuer ? Les grands pédagogues nous disent de continuer jusqu'au résultat escompté. Quelles que soient les entreprises faites pour aider l'enfant ou l'homme, et que ce dernier vous dise : « je sais que je ne suis pas fait pour cela,... », que doit être votre réponse, votre attitude en tant qu'éducateur, en tant que parent ?

    L'enfant, comme tout homme, a besoin d'un modèle. Quel modèle sommes-nous pour les enfants que nous éduquons ? Aimons-nous la facilité ou le risque ? N'a-t-on pas dit que « vouloir, c'est pouvoir » ? Si je veux, c'est que je peux. Moi, je dirai que vouloir, c'est aussi devoir. On peut avoir le vouloir même posséder le pouvoir sans concrétiser ce qu'on veut. Ces deux éléments sont alimentés par le devoir. C'est un devoir pour l'homme de réussir ce qu'il veut car il le peut.

     

             Vous voilà plongés dans le vif du sujet auquel je tenterai de traiter. Nous devons nous convenir qu'il ne s'agit pas de mettre en doute ce que les autres ont déjà traité mais qu'il s'agit ici de donner son point de vue sachant bien qu'il n'influencera personne et n'égalera pas le travail des maîtres. D'ailleurs, fais cela, c'est se livrer aux critiques et des investigations peu prometteuses. Pour mieux appréhender la notion de la volonté, je vous conseillerai la lecture de William James, de Descartes, de Spinoza, d'Alain, de Bergson, de Nietzsche, de Hegel, de Maïne de Bian... Ces auteurs sont les mieux appropriés pour nous donner des leçons sur la volonté.

             Il ne suffit pas de penser pour agir...mais il faut le vouloir car la volonté est l'aliment vital des personnes qui désirent entreprendre des grandes choses. Alain dira que « l'homme de désir ne sait qu'attendre la manne » or l'homme de volonté s'efforce de réaliser une œuvre. Pour Alain, qui dit vouloir dit exécution. La volonté est cette capacité en soi qui nous pousse à agir, à se réaliser et à donner forme à nos rêves. Manquer de volonté, c'est être à la merci de tout d'échec. Ne confondons pas le désir à la volonté. Le désir n'est pas action, mais un rêve et prière comme le souligne bien Maïne de Bian : « le désir est prière aux causes amies ou ennemies de notre existence ». Or la volonté fait du désir une application dirigée, maîtrisée, ordonnée, conforme à des fins fixées par avance. La volonté porte en elle une affirmation centrale qui est volonté de devenir, volonté d'être davantage et davantage, volonté de se réaliser et de se parfaire davantage. En somme, la volonté est le moi agissant, le moi qui a conscience de ce qu'il poursuit, qui tour à tour délibère, choisi, décide, entreprend ; le moi qui se met en mouvement... Un homme de volonté est quelqu'un qui sait ou il veut en venir et qui sait garder le cap. Et la volonté n'est complète que lorsqu'elle s'achève en une exécution intelligente, car le propre de la volonté est d'incarner ses désirs dans l'univers au moyen de techniques efficaces : qui veut la fin veut les moyens. La vie de l'homme dépend de sa volonté ; sans la volonté, elle serait abandonnée au hasard (cf. Confucius). Et l'éducateur ou le parent ne doit point démissionner du travail qui lui assigné, celui de susciter la volonté chez l'enfant.

    Agir volontairement, avoir la volonté de réussir dans la vie, c'est d'abord savoir ce qu'on veut, comme on le dit souvent ou comme le souligne Alain : « savoir, c'est savoir qu'on sait » ; c'est donc prendre conscience des exigences fondamentales de ma personne, renoncer à satisfaire tel caprice, tel désir vif mais superficiel qui me pousserait à accomplir des actes que je regretterai plus tard et qui ne me ressembleraient pas. Rien ne s'est bâti sans passion [et sans volonté] (Hegel), c'est pourquoi Félicité de Lamennais dira que « le plus puissant de tous les leviers, c'est la volonté ». Peu importe le chemin, ce qui compte, c'est d'arriver à ses fins, « en vérité, le chemin importe peu, la volonté d'arriver suffit à tout » (Albert Camus, le mythe de Sisyphe). Dans les évangiles, Jésus Christ opère les miracles à ceux qui ont la volonté de guérir. C'est pourquoi nous dit Baden Powell que « la bonne volonté est la volonté de Dieu ». Et Maurice Bland d'ajouter que « la vraie volonté de l'homme, c'est le vouloir divin ».

     

     

     

             Revenons à nos hypothèses du départ. Supposons que les hommes sont crées à l'image de Dieu, que les hommes sont dotés d'une intelligence comparable à celle de Dieu. Supposons qu'il n'y a pas d'hommes imbéciles, sots et inintelligents mais des hommes capables de déplacer une montagne, capables de faire des choses extraordinaires, capables de faire des merveilles. Alors d'où vient le manque de volonté chez l'homme ? Qu'est ce qui explique le fait que tant d'hommes trouvent des mystères dans ce qui est plus faciles à faire ?

     

             « La fatalité, [la malédiction], c'est l'excuse des âmes sans volonté » (Romain Rolland). J'admets que le manque de volonté chez l'enfant ou chez l'adulte s'explique par le manque de confiance en soi. L'enfant ou l'adulte n'a pas confiance en soi, il se dit qu'il ne peut pas. Il tue sa volonté en lui pour laisser la place à ce que l'éducateur ou le parent n'arrive pas à déceler. Et sous le couvert de « il ne vaut rien », on juge l'enfant ou l'adulte... Ne dit-on pas que derrière le cancre on tue un Mozart. Chaque individu st spécial et maître en sa matière. Personne n'est sot ; n'est inintelligent. Il n'y a pas de cancre parmi les hommes, mais des hommes  qui fuient leur responsabilité pour mettre leur échec, leur manque de volonté, de motivation sur le compte de « on n'est pas même chose » ou des sorciers du village. Voilà l'excuse des hommes sans volonté : « je ne suis pas fait pour cela ».

    Le manque de confiance en soi entraîne l'homme à la lassitude, à ne pas se battre pour survivre pour se faire une place parmi les grands. La confiance en soi, c'est se dire capable de faire ceci ou cela ; c'est se dire « je veux, et je peux, donc je dois... ». La confiance en soi, c'est savoir ce qu'on fait ou ce qu'on veut être. Il n'y a pas de fatalité dans la vie spirituelle et intellectuelle, et professionnelle d'un homme de volonté ou d'un quelconque homme, car tous, nous sommes crées à l'image de Dieu. Mais, on se contente de dire « je ne suis pas motivé, c'est sûr que je n'ai pas de problèmes graves mais je ne peux pas, et puis je ne construis rien dans ma vie car rien ne me sourit. Je n'ai pas envie... ». On n'a pas confiance en soi, on ne se demande pas « pourquoi ne suis-je pas aussi actif que les autres ». Là, je crois que l'éducateur ou le parent doit apprendre à l'enfant à avoir confiance en lui tout en montrant que lui aussi, il est capable de faire autant comme les autres, et qu'il a droit à l'erreur. On doit encourager l'enfant à doubler d'effort lorsqu'il a bien travaillé ; on doit user des euphémismes pour lui signifier ses fautes et lui faire prendre conscience de ce qui est bon pour lui. Corriger un enfant, c'est bien ; c'est une bonne chose. Etre autoritaire et imposant, c'est encore très bien. Mais, être « monsieur à tout connaître ou à tout faire » est très mauvais ou un mauvais exemple pour permettre à l'enfant d'avoir confiance en lui. Etre « monsieur qui ne connaît rien ou ne sait rien faire », c'est très pire. Un éducateur ou un parent doit à la fois faire comprendre à l'enfant que tous les hommes sont capables de tout faire et de tout connaître, même lui aussi ; mais que tous les hommes ont droit à l'erreur. L'enfant doit avoir confiance en lui, être sûr de ses propres moyens, savoir qu'un jour il volera de ses propres ailes, qu'il sera un adulte-responsable. L'enfant doit savoir que lorsqu'on a une ferme volonté de quelque chose on finit par l'avoir. Et c'est en ce sens que Jésus dira à Marthe : « Ne t'ai-je pas dit si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? » A force de vouloir la chose, on finit par se dire qu'on peut l'avoir et qu'on doit l'avoir. Vouloir, c'est pouvoir. Et c'est aussi devoir. L'enfant doit arriver à concilier vouloir, pouvoir et devoir dans toutes ses activités. Et cela est possible par la maîtrise de soi et la confiance en soi. En tant qu'éducateur, je crois que nous ne devons pas publier cela. C'est pourquoi il est impératif pour nous de permettre à l'enfant d'avoir confiance en lui, et de lui faire savoir pourquoi le travail qu'il doit faire est indispensable pour lui.

    « Là où la volonté est grande, les difficultés diminuent », peut-on faire une sorte de conclusion de nos propos en citant Nicolas Machiavel pour dire q'avec une vraie volonté on fait fi des obstacles. La fin justifie les moyens. La tricherie est un moyen. De grâce épargnez moi de cela. Evitons toute spéculation. Que gagnerons-nous à encourager le vice ? Ne sommes-nous pas ici pour panser le mal ? Où en sommes nous ? La volonté nous donne des ailes pour pouvoir voler tout seul. « Avec une volonté forte, on peut passer à travers la pierre grise », nous dit Aleksis Kovi ; et moi, je dirai avec une volonté forte, on devient un gagnant, un leader, un maître, un modèle, un saint... L'enfant doit donc savoir que personne n'est au-dessus de l'autre et qu'on a droit à l'erreur. « La fatalité, c'est l'excuse des âmes sans volonté », nous devons le retenir. En effet, si je ne sais pas ce que je veux, je ne peux être dit vouloir. Si l'enfant n'est pas conscient de ce qu'il fait, on ne peut pas parler de volonté. La volonté est donc le pouvoir d'agir de soi-même et d'être conscient de ce qu'on fait. La volonté, c'est agir sans avoir peur de se tromper ou de faire des erreurs.

     

             La lâcheté ou la paresse peuvent également se comprendre  comme faiblesse d'une volonté incapable de réaliser les fins qu'elle se propose. Je l'admets. J'admets que le manque de volonté se traduit aussi par la paresse chez l'enfant ou chez l'adulte. Là aussi, l'éducateur ou le parent doit se donner pour travail à rappeler à l'enfant ce qu'il doit faire. Ne dit-on pas que la répétition est pédagogique ? S'il faut bousiller le rosier, ainsi dire, chaque jour pour dire à l'enfant ce qu'il doit faire, faites le pour son intérêt. Cela se fait avec art sinon vous susciterez, à coup sûr, la haine chez l'enfant. Il vous haïra toute sa vie, et là vous venez de manque votre but et perdre une brebis. La parabole de la brebis ne nous enseigne-t-elle pas que le berger fut heureux de retrouver la brebis ? La volonté est de traduire en acte ce qu'on a dit vouloir faire ou obtenir. Et cela nécessite le courage, l'orgueil et l'audace. L'enfant doit savoir que la paresse conduit à l'échec, et c'est le manque de volonté qui fait qu'on échoue à tel examen ou à tel concours ou à tel stade de la vie. C'est le manque de volonté qui fait qu'on croit être un damné, qu'on croit être sujet de malédiction.

    Pour le croyant, je peux dire que la volonté est un peu sa foi. Et la foi est justifiée par les œuvres (Jacques 2, 14-26). De même la volonté sans se traduire en acte n'est pas volonté, c'est la paresse. Vous direz que cela nécessite beaucoup de patience. C'est vrai que la patience est un chemin d'or, mais avec la volonté on agit maintenant, immédiatement et on se donne les moyens pour y arriver. Comment marche la volonté ? Avec la volonté? On parle de la conception du projet à réaliser, puis de la délibération (là, on apprécie les motifs), après vient le stade de la décision (on fait un choix), et enfin on achève le processus par l'exécution. C'est-à-dire ce qu'on conçu prend forme. Je vous le redis. Je ne perds le fil de ma réflexion. Vouloir, c'est pouvoir. Mais, c'est aussi devoir. La paresse, la patience, doit être bannir et laisser place à l'agir, au vouloir faire mieux que l'autre.

     

             L'indécision, l'incapacité à se décider sont le propre de qui ne veut pas prendre position, de qui se refuser d'être jugé ou d'être critiqué. En tant qu'éducateur ou parent, sans démissionner de notre responsabilité, nous devons faire comprendre à l'enfant ou à l'adulte que les critiques et les jugements des autres nous permettent de corriger nos lacunes ; de nous parfaire et de nous réaliser. Nous devons critiquer, juger l'enfant sur ce qu'il est ou ce qu'il a fait ou bien ce qu'il vaut par rapport à lui-même et non à nous ou aux autres.

    Cette impuissance de la volonté peut prendre la forme du blocage psychologique, de la dépression ou plus simplement être le propre d'un état d'esprit servile, dépourvu de toute force de caractère, ayant pour tout principe celui de l'imitation : être prêt à suivre toute mode passagère, tout mot d'ordre, toute injonction ; c'est ne rien vouloir pour soi-même, se comporter en éternel mineur (ne pas grandir), voire en esclave. Je vous mets engarde : les enfants aiment imiter, or notre devoir consiste en leur inculquer la créativité, la compétitivité, l'esprit d'une personne qui veut et qui se donne les moyens de réaliser ce qu'il veut. Les hommes ont tout à leur disposition, mais ce qui leur manque, c'est la volonté.

     

             Voici un autre fait qui, à mon avis, justifie le manque de volonté chez l'humain. C'est le découragement. Il n'y a pas de signe prometteur d'un lendemain meilleur. Au quartier, nos aînés, bien ayant tous des diplômes, passent tout leur temps au jeu de lido, de damier, de scrabble, de poker..., ou à parler de la politique, des filles et des garçons. Et une seule phrase se lit sur leurs lèvres : « il n'y a pas travail », comme si l'école est synonyme de travail. L'école nous donne une instruction et un savoir faire..., et c'est tout et nous du travail. L'attitude de ces aînés décourage leurs plus jeunes frères et sœurs qui se disent « à quoi bon d'aller à l'école si c'est pour chômer et passer tout son temps à ne rien faire que regarder le derrière des femmes ». L'enfant doit savoir que son frère ou sa sœur n'est pas lui, et lui non plus n'est pas son frère ou sa sœur. L'enfant doit pouvoir se dire « ce que mon frère ou ma sœur n'a pas pu faire moi, je dois le faire et je peux le faire et mieux que lui ». C'est ça la volonté. Nous sommes appelés à relever les défis, à faire mieux et plus que nos prédécesseurs, car nous ne sommes pas nos prédécesseurs. Mon père a un hectare de cacao moi, je dois avoir deux hectares et plus. Mon père a construit une maison moi, je dois construire deux, trois, quatre... et plus. Voici l'objectif de celui qui a la volonté de réussir. Et l'enfant doit l'avoir en mémoire.

    Comment puisse-je expliquer le découragement ? Est-ce le découragement qui engendre le manque de volonté ? Une fois de plus, je vous prie de m'épargner avec vos questions car je refuse de m'aventurer dans des domaines  dont j'ignore les paramètres. D'ailleurs, ne vous ai-je pas conseillé la lecture de William James, de Descartes, de Spinoza, d'Alain, de Bergson, de Nietzsche, de Hegel, de Maïne de Bian... Ces auteurs ne sont-ils pas mieux placés pour vous donner des réponses à vos questions ? Je ne fuis pas vos questions, car vous répondre c'est faire des spéculations inutiles. Moi, je me contente de donner mon point de vue sur ce qui devait dire ou être. Nous nous sommes éloignés de notre sujet. C'est la distraction. Cela explique aussi le manque de volonté. Comment voulez vous atteindre votre objectif si vous êtes distrait ? Ne savez-vous pas qu'un esprit distrait est dangereux pour lui-même et pour les autres ? L'enfant doit apprendre à observer, à être attentif à ce qui se dit ou à ce qui se fait. La distraction égare, et après on se rend compte qu'on ne fait rien, on s'ennui et on se laisse emporter par le découragement, car on vient de frapper à la porte de l'échec. Et à la fin, rien ne nous donne plus l'envie de travailler, d'entreprendre,... On n'a pas la volonté de franchir la barrière des obstacles et  de la dépasser. On se contente du peu qu'on a, et après on s'étonne de voir prospérer l'autre. Celui qui veut réellement réussir doit moissonner où il n'a pas semé, et ramasser où il n'a rien répandu. C'est biblique. Un peuple sans volonté est un peuple martyrisé, livré à la servitude. Là, je vous conseille de lire le discours sur la servitude volonté de la Boétie. Nous devons oser. Ne dit-on pas que celui qui ne risque pas n'a jamais rien ? Nous devons être audacieux, défier l'impossible mais pas aller contre la nature. Aller contre la nature est une faute, un péché. Je ne conseille pas de tuer ou de tricher pour arriver à ses fins. Ne sommes-nous pas appelés à faire le bien et à être justes ? Qui conseillerait son enfant à voler, à tuer ou pratiquer le vice pour obtenir ce qu'il veut ? N'oublions pas que ce sont les hommes de volonté qui ont fait le monde, l'humanité, et qui le dirigent actuellement. Ils ne se sont jamais découragés bien qu'ils soient souvent critiqués, parce qu'ils savaient ce qu'ils voulaient. Un éducateur ou un parent ne doit pas décider à la place de l'enfant. Au contraire, il doit amener l'enfant à se décider, car rien n'arrête un enfant décidé de posséder quelque chose. C'est en ce sens que Charles Baudelaire dira « le génie, c'est l'enfance retrouvée à volonté ». Je partage mon avis avec ceux qui disent qu'on ne naît pas génie, mais on devient génie. Et pour être génie, il faut le vouloir, il faut stimuler son esprit créateur, s'investir corps et âme dans ce qu'on fait ou dans ce qu'on veut faire.

     

             Avoir la volonté, c'est avoir l'amour de faire quelque chose de grand. On se dit que tout a été fait, que tout a été prouvé et qu'il n'y a plus rien à faire ou à prouver. Je dis que c'est faux. Rien n'a été fait ; rien n'a été prouvé, mais on vient juste de commencer..., et chacun de nous a sa tâche à accomplir. Une tâche que chacun de nous doit faire avec amour. On doit..., « tu dois, donc tu peux... », Emmanuel Kant ne nous dit pas « tu veux, donc tu peux », il souligne le caractère formel de ce que nous devons faire. C'est un devoir pour  d'être bons, justes ; un devoir pour nous de réussir et d'être riches, car celui qui nous as crées est riche, bon parfait et travailleur. N'a-t-il pas crée le monde en six jours sans se reposer ? Et, c'est par amour qu'il l'a fait. Sans amour, on ne peut pas bien travailler. D'un grand amour naît la passion ; de la passion viennent les grandes œuvres, les grands hommes. Christ en est un exemple. Est-ce que l'enfant aime ce qu'il est entrain de faire ou d'apprendre ? Si oui, il a la volonté de réussir. Si non, amenez le à l'aimer. Pour amener un enfant à aimer ce qu'il est entrain de faire, devons-nous lui donner des bonbons ? Devons-nous lui promettre des cadeaux ? Devons-nous l'amuser ? Devons-nous être sévères ? Nous sommes des spécialistes de l'éducation, me semble-t-il, et chacun de nous a sa réponse. Qui aime, châtie bien. C'est aussi biblique. L'éducateur ou le parent doit arriver à concilier l'amusement et le sérieux, le travail et la récréation. Il doit être attentif à tout ce que l'enfant fait et intervenir au moment ou l'enfant a besoin d'aide pas pour résoudre le problème entièrement mais l'orienter. L'enfant doit toujours avoir en tête que personne ne fera son bonheur et qu'il est le seul responsable de sa vie. Les autres sont là pour vous juger, vous critiquer voire vous décourager. C'est en ce moment là que vous devez prendre une décision. Vouloir, c'est pouvoir ; mais c'est aussi devoir. Vous montrer votre détermination, votre amour pour ce qui vous est assigné. Et vous donnez les moyens. Aimer, c'est vouloir. Vouloir, c'est pouvoir. Pouvoir, c'est devoir...tirons des leçons.

    Je me tais sur ces lignes, trop bavarder est synonyme de rien dire. Je laisse les autres continuer car il y a beaucoup à dire sur le manque de volonté chez les hommes. Les « Cvavistes (CV-AV° » disent « A cœur vaillant, rien d'impossible ». je clos ce discours sur le sujet que je suis proposé de traiter par ceci : « A grande volonté, tout est possible ». merci pour votre compréhension et pour l'usage que vous ferez de ce traité.

     


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